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faisoit de 3i ans pour la Lune ; pour Vénus, de 8 ; pour Mercure ;dc 12.5; pour Saturne, de 5q ; pour Jupiter, de 85 ; et enfinpour Mars , de 79 ans ; mais tout cela mérite peu d’attention,étant entièrement destitué de fondement.
Nous placerons, vers la même époque , ne sachant oh lefaire mieux, le R. Emmanuel ben-Jacob, qui publia aussi desTables astronomiques, qui parurent si bonnes à ses nationaux,qu’il en reçut le nom de Bahal Bakenophim ., ou auteur desTables par excellence y elles étoient intitulées les ailes , et ellesexistent clans la bibliothèque de Médicis : elles étoient danscelle de Saint-Germain-des-Prés. On a du R. Mardochée , untraité d'astronomie et un de géométrie. Les rabins Jacob ben-machir , Gamaliel ben - Ada, David Ausa , Costa ibn - Luca,surent aussi des Juifs qui cultivèrent les mathématiques, etécrivirent divers traités astronomiques , dont les manuscrits setrouvent dans les bibliothèques. Costa ibn-Luca écrivit de plussur presque toutes les parties des mathématiques, et traduisiten Arabe divers ouvrages Grecs, entr'autres les XIV e etXV elivres d’Euclide, communément attribués à Hypsicle.
Je trouve encore au commencement et dans le cours duseizième siècle, une couple de Juifs instruits dans les mathéma-tiques et auteurs de quelques ouvrages sur ces sciences. L’und eux est le Juif Bonnet de Latis, médecin provençal , donton a un petit traité, de annula astronamico , qu’il dédia au PapeAlexandre VI par une épître assez honnête pour un Juif écrivantà un pontife Romain. Cet ouvrage fut imprimé en idoy , à lasuite d’une édition d’Euclide, donnée par Henri Etienne , etde nouveau en i55j , dans un recueil cl’ouvrages sur Panneauastronomique, de Regiomontanus , Dryander, Mithobius, etc.
Raphaël Miraxui étoit aussi un. Juif Italien, dont on a uritraité d’optique intitulé, introdnzione alla prima parte déliaspecularia cioe scienza degti specchi , etc. Ferra ra, iatt/f > tn- 4°.Je rie sais enfin, si je dois ajouter à ces Juifs instruits en ma-thématiques , Philippe Montalto , Juif Portugais et médecin ,qui publia en 1606, à Florence, un. traité intitulé : opti.ca ìntraphïlosophiae et medicinœ aream , etc. Ce titre annonce quei’ouvrage avoit plus pour objet la partie médicale que la partiemathématique de la vision. Ce Juif, au reste , prenoit aussi lenom de Phìlothcus AEUanus , et c’estsous ce nom , que sonouvrage fut réimprimé à Cologne , en 1610; il fut médecin de lareine Marie de Médicis. Nous avouerons n’ávoir pas recherché» vecgrand empressement ces deux ouvrages, ne présumant pas qu’ilsrenferment des choses fort intéressantes pour notre objet ; nousnous bornerons donc à terminer cette partie de notre ouvrage,comme nous avons fait dans le livre précédent, par une espèce