DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liv. H. 419
rigèrent ; car ils adoptèrent des principes astionomiqnes peuraisonnables. Ils le reconnurent néanmoins , et se corrigèrent enpartie , dans une nouvelle édition de ces tables, qu'ils donnerenten 12.56.
.Nous passerons légèrement sur divers autres Juifs qui eurentà la véiité des connoissances en mathématiques , mais en gé-néral trop peu approfondies, pour avoir aidé la science à faire unpas en avant : tels furent le Juif R. Jacob bar Simon Antoli,qui traduisit en sa langue les Elémens astronomiques d’Alfer-gani ou Al-f'raganus ; il vivoit vers l’an 1280; R. Isaac ben-israel , qui écrivit sur l'astronomié vers le même temps; unautre R. Isaac ben-Lateph, encore à peu-près contemporain deces premiers, auteur d’un livre de Figura mundi , où il traitede l’astronomié et de la géographie; R. Levi ben-Gerschon, quifit vers 1290, un abrégé astronomique, et un autre ouvragç plusastrologique qu’astronomique ; car c’est une compilation desvisions astrologiques des Indiens, des Perses et des Egyptiens.
L’astronoine Juif Prqfatius , Marseillois de naissance, quivivoit vers 1000 , observa dit-on, beaucoup , et détermina deson temps , l’obliquité de l’écliptique , qu’il trouva de 23° 02/.II fut aussi auteur d’un traité du quart de cercle , d’un autresur les éclipses, et de Tables astronomiques, qui existent endiverses bibliothèques, et que le docteur Bernard avoit dessein depublier ; ce qui semble annoncer qu’elles avoient quelque mériteparticulier. Le R. Isaac Israelita , que je crois être le mêmeque le R. Isaac ben-Israël, fut auteur d’un lEre intitulé, fun-àamentum mundi, seuporta cœli , où il traite de l’astronomiéet de la géographie , et donne des Tables astronomiques. LeR. Elias ben-Moseh , Juif de Constantinople , qui vivoit versi/[8o, écrivit aussi sur le calcul des temps, et donna des Tablescélestes. II est probablement le même que le R. Elias Misrachì,pareillement Juif de Constantinople, et auteur d’un traité d’a-rithmétique imprimé , dont on a parlé plus haut.
Parmi tous ces hommes , néanmoins Abraham Zacuth paroîtmériter une mention particulière ; il enseignoit, vers la lin duquinzième siècle , à Carthage en Afrique, où jusqu’à deschrétiens alloient l’écouter. 11 enseigna ensuite l’astronomié àSalainanque : il étoit observateur , et fut , dit-on , astronomed’Emmanuel, roi de Portugal ; enfin il composa un ouvrageintitulé, almanach perpeiuum omnium cœli motuum , qui a étéimprimé en 1472, et en 1602, à Venise. II prétend y réduiretous les tnouvemens célestes à des périodes qui ramènent lesplanètes à des points, où recommencent de nouveau les mêmesinégalités. Comme elle est de quatre ans, dont un bissextile,à quelques minutes près, pour le mouvement du soleil, il la
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