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Tome premier.
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4-í titstoire

Mais tout cela est aujourd’hui couvert depaisses ténèbres; etde même qu il scroit imy; ossibLe de í^ire 1 histoire d’une ville,au moyeu de quelques fragmens ^inscriptions trouvés dans sesruines , il ne me paroît pas moins impossible de déterminerjusqn’où les Indiens ont pénétré dans cette dernière science,an moyen de quelques traits de lumière échappés au travers decette profonde obscurité.

Ceux qui ont traité jusqu’iei cette matière , ont été extrêmementpartagés sur ce qu’il falloit penser de l’ancienne astronomie desIndiens. Quelques uns, et je crois qu'il y a de l’enthousiasuie,ont nensé trouver dans les restes de cette ancienne astronomie ,des preuves qu'il s avoient à peu-pròs connu tout ce que nousconnoissons aujourd’hui, et que par des observations suiviespendant une immensité «Tannées, ils a voient découvert tous lesplus petits éléinens des mouvemens célestes. On se partage ici,ct quelques-uns pensent que ces découvertes leur ont été trans-mises par un peuple plus ancien que tous nos mémoires his-toriques , dont f habitation étoit au nord de l’Inde ; que cepeuple aujourd’hui détruit, au point que son habitation rnêrnen’est plus qu’une vaste solitude, étoit celui des anciens Atlantes,premiers créateurs des arts et des sciences des hommes; que cesconnoissances, par une suite de l’indolence des Indiens, se sontpeu à peu effacées parmi eux, en sorte qu’ils ne sont plus quedépositaires de quelques pratiques astronomiques, dont ils ignorentmême les íbndemens. On veut enfin qne leurs ères célèbres ,quels qu’en soient les premiers auteurs, cachent sous des appa-rences fabuleuses' jusqu’à l’absurdité , de grands mystères as-tronomiques.

Tel est l’avis de quelques savans célèbres ; mais il en est«Vautres-qui pensent qne l’astronomie Indienne est bien éloignéed’avoir une origine aussi reculée. Selon eux , elle est l’ouvrage desArabes, et les Indiens la reçurent d’eux vers le milieu seulement duneuvième siècle; ce qu’ils établissent par diverses preuves : ainsiil ne resteroit aux astronomes du bord du Gange, que le mérited’avoir su substituer à l’usage des Tables arabes , les pratiquesmémorales qu’ils emploient, et qui, à dire vrai, sont fortingénieuses et fort commodes pour un peuple mystérieux, quine vouloit transmettre ses connoissances qu'à un petit nombred’adeptes et par une tradition orale.

II est difficile de prendre un parti au milieu de ces préten-tions diverses, étayées chacune de fortes raisons. Je me borneraien conséquence à les exposer, laissant au lecteur la liberté dese déterminer.

II.