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renommée. Si donc, dans les écrits d’Albumasar, nons trouvons,quoique sous un autre noin , l’époque du Kalyoitgam Indien ,ìl sera très-vraisemblable que ce sera de là qu’elle‘a passé dansl’Inde. Or c’est en effet ce que montre le calcul ; car si de4896 ans , que les Indiens comptent anjourdui, on ôte 1795 ans,il en restera ôioi , depuis cette époque jusqu’à la naissance deJ. C. Or, tel est précisément, ou à deux années près, le nombrede celles écoulées depuis le déluge jusqu’à l’ère chrétienne ,puisque Albumasar compte 87^6 ans, depuis le déluge jusqu’àJ'hégire , dont la date est l’an 612 de notre Ere. Une différencede deux années n'est pas une affaire dans un pareil calcul ; ellepeut venir, selon M. Anquetil . de la manière dont l’astronoineArabe établit son calcul ; peut-êfre vient elle de ce que, suivantle plus grand nombre des chronologistes, il y a une erreur dedeux années dans la fixation de notre Ere; je veux dire que nouscomptons deux ans de moins que nons ne devrions. Quoi qu’ilen soit , cette identité paroît prouver que cette fameuse périodedu Kafyo'/gam des Indiens, n’est point une de leurs inventions,mais qu’elle leur a été transmise avec les visions astrologiqueset les calculs-de cet homme , sur les divers événeinens de cetUnivers, 11 est remarquable an surplus, que lesTahles Alphonsinesmettent précisément le même intervalle de temps entre la nais-sance de J, C. et le déluge. Tel étuis le sentiment des astronomesJuifs et Arabes qui dressèrent ces Tables. M. Anquetil fait mêmevoir, par un calcul fondé sur les témoignagesd'buóèbe , de Saint-Augustin et autres , que ces astronomes n’ont fait au fond qu’a-dopter, à quelques légères violations près, la chronologie deslivres saints, au moins selon la tradition des Septante. 11 paroîtrésulter enfin de cette discussion, avec une vraisemblance quiapproche de la démonstration , que cette fameuse Ere Indienne,dont nous comptons aujourd'hui la 48*7® année, n’est au fondque l’Ere du déluge, suivant le calcul des Septante, laquelle,d'abord transmise aux Arabes, l’a été ensuite par ceux-ci auxIndiens. Ces derniers ne pou voient au reste lui donner un noinplus approprié , puisque le déluge fut sans doute une catastropheterrible pour l’espèce humaine. 11 resteroit à déterminer com-plètement, lesquels des Indiens ou des Hébreux sont les originauxou les copistes. Si nous croyons à l’iinpiration des livres saints,nous ne devons pas être embarrassés. Mais dans ce siecle phi-losophique, qui oseroit, sans se vouer au ridicule, appuyer surune pareille raison ?
Essayons cependant de voir si cette période de 482.000 ans,et les trois qui la précèdent , n’anroient pas quelque origineastronomique réelle ou fictice. II est d’abord bien probable qu'ellen’est que fictice ; car, suivant les Indiens , l’origine de leur dé-