4^0 HISTOIRE
(lans l’année primitive ; et en effet nous trouvons cette idcechez les Arabes et les Persans. Les astronomes, dit un auteurPersan du douzième siecle , cite par M. Anquetil, pensent quela vie du monde, depuis que l’astre Hainel ( le Belier 1 , a com-mencé son mouvement, jusqu'à l’entrée du Calife Motawakelà Damas ( Tan 858 de J. C. ), étoit de quatre mille foismille , et 3 ìo mille ans ou 4>320,ooo ans. Or, ce nombre estle produit de 24,200 par 180, d’où il suit que leur opinionétoit, que depuis la création du monde jusqu'à Tan 858 , ils’étoit écoulé la moitié de la grande période. Cette idée a beaucoupd’analogtc avec celle de Bramali, qui ,- selon la mythologie desIndiens , a vécu aujourd’hui un peu plus que la moitié de sonâge, si ce n’est qu’ìls ont pris pour un jour de Bramah , ladurée entière de la période. Il est au reste à remarquer, à legardde cet auteur Persan, nommé Hamza d’Hhpahon , que quoiqu’ilentre dans le détail et l’explication de toutes les ères et époquescélèbres connues dans l’Orient, il ne dit pas un mot des YougamsIndiens,* d’où il est probable que cette idée de la grande annéea postérieurement passé de T Arabie et de la Perse dans l’Inde,et que les Indiensl’ontensuite revêtue d’tme forme mythologique,en faisant de cette période entière un jour de Bramah. II 11’y aen tout cela qu’une période astronomique fictice, etsesélémenssemblent le démontrer ; mais c’est assez et trop long - temjfemarcher ainsi au milieu des demi lueurs des conjectures.Nous dirons seulement que nous sommes fort ' portés àadopter l’avis de M. Anquetil , qui pense que ce seroit sefatiguer fort inutilement que de tourner et retourner ces pé-riodes , prenant des mois, des jours etc. au lieu (Tannées, pour ytrouver quelque période d’années plus rapprochée de nos calculs.On sçait (Tailleurs qu’il n’est rien dont, au moyen de pareillescombinaisons, on ne vienne à bout; parce que j partant duprincipes que le mot année peut être entendu, soit d’une année,soit d’un trimestre, d’un mois , d’un jour, au besoin même d’uneheure ou d’une minute , avec de l’adresse et de la patience onfait tout cadrer à ses idées ; j’en citerois volontiers pourexemple les recherches de M. Loys de Cheseaux, sur la périodeda Daniel. Je termine donc ici cette discussion plus curieusequ’utile : mais comment parler des Indiens , sans toucher aumoins ce sujet ?
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Pessonne ne nous a donné des connoissances plus détailléeset plus précises sur Tétât de Tastronomie des Indiens et sur leurspratiques astronomiques, que JVI. Legentil, de Tacadémie royale