DES MATHÉMATIQUES. Part. II.Lit. III. Prdes sciences ( 1 ). Rien 11’est plus curieux que ce qu il dit surce sujet, çt nous ne pouvons mieux faire que de le suivre pas-à-pas.
Ce ne fut pas sans une peine extrême , que M. Le gentil parvintà s’instruire de ce qu’il ilésiroit savoir sur Gastronomie Indienne.On lui avoit amené un/.Brame instruit de la manière de calculerles éclipses de soleil et de la lune; ce qui est à peu-près cn quoiconsiste toute cette astronomie, car les Indiens s’embarrassentpeu du lieu de la lune ou du soleil dans toute autre circonstance :mais ce Brame l’ainusoit ; et peut-être M. Legentil ne fût iljamais arrivé k son but, s’il n’eût eu le secours d’un Tamoulchrétien , qui, par un travail opiniâtre pendant deux ans et parartifice , avoit eníin saisi à ce Brame les principales pratiquesde ce calcul; mais ce n’étoit chez lui que des mots et des chiffres.Cependant, en s’aidant des connoissances de ce Tamoul , M.Legentil est parvenu à démêler les principes de ' ces calculs ,souvent enveloppés de Beaucoup d'inutilités , comme pour yjetterun voile impénétrable. II en donne divers exemples, des-quels il résulte que les méthodes Indiennes pourroient êtreBeaucoup plus simples et plus intelligibles. Mais ce n'est pas làce que veut ce peuple ou celte caste fnystérieuse. Revenonsaux premiers principes de f astronomie Indienne.
Les Indiens ont deux zodiaques : l’un est lc zodiaque lunaire ,divisé en vingt-sept constellations. M. Legentil en donne lesfigures avec les étoiles dont elles sont composées, en les dé-nommant d’après nos -catalogues, quand cela'lui a été, possible :car Muvent ces figures sont presque imaginaires ; souvent lesétoiles qui les composent sont fort éloignées du chemin de lalune. M. Legentil conjecture à cet égard, que ceux qui lespremiers établirent cette division de la carrière de la lune ,faisant leurs observations par des alignemcnsd’étoiles, préférèrentdes étoiles un peu éloignées pour avoir ces alignemens plusexacts. II eut été à souhaiter que M. Legentil eût donné l'expli-cation des noms Indiens que portent ces constellations lunaires;mais il dit n’avoir pu l’obtenir.
Le zodiaque solaire des Indiens est, comme le nôtre, diviséen douze signes ; ils le nomment sodi-mandalam , le cercle desastres. Voici les noms de ces douze signes , dans la langue desBrames, ou Tamoule, avec l’explic&tiou françoise.
( i ) Voyage dans les mers de l'inde , fait par ordre du roi , etc,
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