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étrangère. II en est ici comme des Egyptiens. Comment unpeuple, tel que ces derniers, qui couvroit tous ses inonuinensd'Isis, d’Anubis , d’Horus, etc. ne les auroit-il pas aussi portéssu ciel? Demeure, comment les Indiens qui couvrent leurs pagodesde ligures de leurs Dieux, ne les auroientils pas représentésdans leur sphère céleste?
II ne me paroît pas au reste, que les Indiens tiennent aucuncompte des autres groupes d’étoiles disséminés dans le ciel , etauxquels nous avons donné des noms. Aucun voyageur ,du moins que je sache, ne nous a instruit sur cela.
Les Indiens connoissent toutefois les planètes ; voici leursnoms dans le langage des Brames : le Soleil se nomme Souria\la Lune, C han cire n ; Mercure, Bouta \ Vénus, Sonera. ; Mars,Mangula\ Jupiter, Brahaspati ; Saturne, Sani ; et ces nomsservent comme chez-nous a désigner les diíï’érens jours de lasemaine, et dans le mêine ordre, en commençant par ven-dredi ou joirr de Vénus, Sonera- Varam , Sani-Varam , etc.Mais à cela près , le soleil et îa lune sont les seuls astres erransdans le ciel, dont le cours les intéresse; leur esprit ne s’estjamais élevé à desirer connoître le mouvement des autres, quelquebizarre qu’il paroisse par ses stations et rétrogradations.
L’année est divisée clíëz eux en douze mois/ mais à la dif-férence des nôtres, qni sont d’un nombre' de jours déterminé,ces mois sont, chez lès Indiens, composés de jours et de partiesde jours. Le nombre des jours est íixe ; mais cette fraction de-jours est variable et change chaque année ; elle est déterminéepar le temps que le soleil emploie à corapletter les 3 o° du signe.C’e^t un calcul que les Bramefs font chaque année, et qu’ils
E ublierit dans des espèces d’ahnanaclis ; et comme il entre poureaucoup dans les superstitions Indiennes , d’observer les moiset les jours heureux ou malheureux , il est très - important deconnoître le moment du jour où se termine un mois heureux ,celui où il commence, et mêmel’heure de la journée, où commenceet finit un jour heureux ou malheureux. Le débit de ces al-manachs est par cette raison très assuré et très abondant.
Le jour des Indiens se divise en soixante parties d’heuresqu’ils noinuiènt guries , et qui valent conséquemment chacunevingt-quatre de nos minutes. La gurie se divise en 60 aut.esparties appellées polis, dont chacune vaut 24 secondes, et celles-ci se subdivisentencore, pour le besoin d es calculs astronomiques,en 60 mìrniks , ou clins-d’œi! , dont chacun est de 24 tierces.
La durée de l’année solaire astrale, c est à-dire, de la ré-volution du soleil d’un point du ciel au même point, est, selonles Indiens , de 3 65 jours i 5 guries, trente une minutes, quinzesecondes Indiennes, qui reviennent à 366 jours, 6 heures, douze