DES MA THÉMATIQUES. Part. II. Liv. III. 447avions des iògles semblables, et que quelqu un les xmt cn veistechniques, pour les imprimer mieux dans la memoue , mivoyageur qui les sauroit, pourroit, au milieu de 1 Amerique,et sans aucun livre, calculer ces mouvemens ; ce qui ne seroitpeut-être pas un petit avantage dans quelques occasions.
V I I.
Les habitans de Madagascar paroissent n’être pas-entièrementi°norans en astronomie : cesont leurs prêtres, nommés Ombiasses ,(fui en font usage , principalement pour dresser l’espèce d’ho-roscope des enfans nouveaux nés. Tout ce qu’ils savent au surplusen ce genre , ris le tiennent des Arabes , car leurs noms desdouze signes du zodiaque, tels que AI- Alternait , Al-Zorou ,Al-Acarabo , Al-Hotzi, etc. Arles, Taurus, Seorpius , Pisces etc.sont dérivés de l’Arabe. II en est dé même des noms des planètes,comme Samousi » Azohora , Alotarida , Alacamori , Azeali 3Alamousclzari , Alimareche , qui répondent au Soleil , à laLune , Mars , Mercure , Jupiter , Vénus , Saturne ; car tel estTordre qu’on leur donne, ainsi qu’aux jours de la semaine , àl’exemple des Egyptiens , dont nous avons expliqué le systèmed’arrangement, qui a donné lieu à la dénomination des joursde la semaine. Les Madagascariens ou Madecasses ont quelqueslivres qui paroissent contenir leurs règles astronomiques , ouastrologiques. Tels sont le Kitab Al-samai, Kitab Al-samoussì ,Kitab Al-azoari etc. le livre du ciel , le livre du soleil , le livrede la lune. Ils ont enfin une sorte de gnomonique assez semblableà celle des Grecs et des Koinains , avant Tinvention des cadranssolaires. Car ils comptent leurs jours du lever du soleil, savoirdouze du lever au coucher, et douze autres du coucher airlever suivant. II est une heure, (ou à peu-près sept heures dumatin pour nous , vers le temps de 1 equínoxe) lorsque l’ombred’un homme est de 24 fois la longueur de la plante de sonpied j il est deux heures (ou 8 heures du matin) , quand elleest de onze ; trois heuies (ou 9 ), lorsqu’elle est de huit et demi *quatre heures (cn 10 ) , lorsqu’elle est de cinq et demi ; cinqheures (ou ix ), lorsqu’elle est de trois ; enfin , midi, lorsqu’iln’y en a point, ou presque point. Il est superflu d’observercombien cette gnomonique est grossière et inexacte. Mais onfera grâce à ces bonnes gens, lorsqu’on remarquera que lesGrecs, jusqu’â quatre ou cinq siècles avant notre ère, comptoienta peu près ainsi leurs heures.
Fin du troisième Livre de .la seconde Partie .