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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liv, IV. . 463des raisons qu’on peut alléguer pour et contre cette prodigieuseantiquité, dont se parent les Chinois.

Le même P. Gaubil nous apprend que, dès la dynastie desHan, qui commença vers l’an z 65 avant J. C., et qui finitvers l’an 106 de notre ère ; on trouve des traités d’astronomieChinoise , encore subsistans. On y voit qu’ils ont assez bienconnu, depuis plus de 2000 ans , le mouvement diurne dixsoleil et de la lune, la quantité du mois lunaire, soit pério-dique , soit synoalique, enfin la durée des révolutions des pla-nètes, qu’ils l'aisoient assez approchantes de celles que nousleur reconnoissons. A la vérité, ils n’étoient pas aussi instruitsen ce qui concerne les diverses particularités de ces mouvemens,comme leurs stations et rétrogradations. Ce phénomène mettoitsur-tout leur sagacité en défaut, et l’on ne s’en étonnera pas,puisque le système de Copernic est le seul qui puisse en rendreun compte satisfaisant. Le P. Gaubil ajoute qu’ils sa voient , àcette date, se servir de gnomons , et qu’ils calculoient passa-blement la hauteur du soleil et sa déclinaison , par leurs ombresméridiennes; qu’ils ont des catalogues d’étoiles, laits environce temps là , et que depuis l’an 400 avant J. C. , jusqu’auquatorzième siècle, il ont des observations assez suivies dessolstices, des éclipses et des comètes.

Les Chinois , comme les autres peuples , ont divisé le ciel enconstellations , et ils leur ont donne des noms à-peu-près commenous avons fait. On voit, dans leur sphère, quelques hommescélèbres parmi eux , des animaux , des instrumens et des usten-siles d’agriculture ou de ménage , etc. Us ont sur-tout transportéen quelque sorte toute la Chme dans le ciel , en plaçant ducôté du nord tout ce qui a le plus de rapport à la cour et àla personne de P empereur. On y voit Pimpératrice, Phéritierprésomptif de la couronne, les ministres de Pempereur , sesgardes, etc. En général, néanmoins, ces noms paroissentplutôt donnes à des étoiles seules, qu’à des groupes, commeceux qui font nos constellations ; ils ont aussi deux divisionsdu zodiaque : l’une en 28 parties, comme celles que les Arabeset les Indiens appellent les mansions de la lune. Us leur donnentdivers noms d’animaux. La seconde est en 12 parties égales, qu’onnomme les 12 palais du soleil , et elle commence au i5 c dé«rédu Verseau.

V.

grand revers , vers le milieu du troisième siècle1 cie chrétienne. L’empereur Tsin-chi-hoang ordonna , sgrandes peines , de brûler tous les livres. 11 est vrai que

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