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de leur empire , agités de cet esprit de curiosité et de recherchesqui amène les découvertes, tandis qu’aujourd’hui qu’ils jouissentd une profonde paix, on y^voit si peu de traces de cet esprit ,que leurs empereurs ont été obligés de confier le tribunal desmathématiques à des étrangers, qui n’ont jamais pu faire chezeux des disciples. La tournure d’esprit de ce peuple a donoétrangement changé ; je sais bien ce que répondront à celales admirateurs de la sagesse Chinoise. Je ne veux pas être unde ses détracteurs, je me bornerai à dire que tout est, chez cepeuple, marqué au coin de la singularité. Je reprends lc fil dexnon sujet.
Nous ne voyons pas sous les successeurs de Chun , jusqu’aurègne de Tchong-kang , le quatrième prince de la dynastiedes Hia, de trait remarquable concernant I astronomie. Mais cerègne est mémorable dans les fastes de cette science , et parl’éclipse de soleil arrivée en 21 55 , et par la punition sévèrequ’éprouvèrent les astronomes Ho et Hi , pour ne savoir pasprédite. Nous avons au surplus dit plus haut, que cette né-gligence ne fut qu’un prétexte ; il y avoit des motifs plus sérieux,mais nous devons observer que ces deux astronomes, Hi et Ho,11e pouvoient être les mêmes que ceux qui vivoient sous Yao ;car ce prince monta sur le trône en 2317 avant J. C. ; et commeun de ses premiers soins fut de donner ses ordres à ces astro-nomes , de faire les observations dont on a parlé plus haut ,il s’ensuit qu’ils étoient, vers cette époque, d’un âge mûr. Ils11e pouvoient donc pas vivre en 2i55 avant J. C. Ils auroienteu au moins 180 ans , d’où l’on doit conclure , qu’appareinmentils étoient seulement descendans des premiers.
Nous avons dit plus haut, que cette observation d’éclipsesolaire de lan 2i55 avant J. C., n’a pas manqué de contra-dicteurs , mais nous croyons avoir résolu leurs objections. Lesautres observations consignées dans l’histoire Chinoise, ne souf-frent plus de difficulté. II y en aune d’éclipse de soleil , arrivé l’an776 avant J. C., près d’un demi-siècle avant la première , connuedes Babyloniens. Le P. Gaubil en rapporte 14 à 1 5 autres, qu’ila calculées et vérifiées, ainsi que divers autres missionnaires.11 les a tirées dés livres authentiques et presque sacrés dansla Chine ; du texte de l’histoire Chinoise , du Chou-king, l’undes livres de Confucius. II faut cependant remarquer ici, queparmi les phénomènes annoncés dans ces livres, il s’en trouvequelques-uns qui ne sont point arrivés; ce qui pourroit fortifierle soupçon que quelquefois on a inséré dans ces annales , desobservations fìctices, dont quelques-unes sont fondées sur defaux calculs. Comme historien, je ne dois dissimuler aucune