DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liy. IV.
Le troisième siècle après J. C. produisit deux découvertesimportantes dans '«'astronomie Chinoise ; la connoissance dela première équation de la lune , et celle du mouvement propredes fixes. IL est assez singulier de voir cette découverte faite Lla Chine , peu-aprés ['époque où Ptoláinée la concluoit de lacomparaison de ses observations avec celles d’Hipparqne. Lapremière fut l’onvragedes astronomes Lìeou Hang et Tsay-Yong,qui reconnurent aussi que la grandeur de l’année solaire étoitmoindre que 3(55 jours 6 heures. Ce furent eux qui commen-cèrent à enseigner les solides principes du calcul des éclipses.La seconde découverte est due à Yn-Hi : il est le premier, ditle P. Gaubil, qui ait parlé à la Chine du mouvement propredes fixes; il le détermina d'un degré dans 5o ans.
L’astroriomie ne marcha jamais qu’à pas bien lents chez lesChinois. On croyoit encore au milieu du cinquième siècle quel’étoile polaire étoit située au pôle même du monde : c’est uneerreur dont enlin l’astronome Tsou-Tchong désabusa en 460.II apprit qu'elle tounpoit autour du pôle même, à environ troisdegrés de distance. Un siècle après, c’est-à-dire en 5oo, Tchang-tse-Tsin distingua les différentes espèces de parallaxes de ìalune , et il enseigna à calculer les éclipses et leurs différentesphases , c’est-à-dire le commencement , le milieu et la fin.
Depuis le cinquième siècle jusqu’au septième, l’astronomieChinoise ne nous offre rien de remarquable ; elle fut pendantpresque tout ce temps dans un grand désordre , par l’ignsrancede ceux qui y présidoient. Enfin grand nombre d’cclipses faus-sement calculées, firent que ['empereur Hiven-Tsong , appellaà sa cour l’astronome Y-Hang. C’étoit un habile homme, comrpeon le va voir , et il travailla fort utilement. II fit faire de grandsinstrumens, des sphères , des astrolabes, des artnilles , etc.; ilfît envoyer deux bandes de mathématiciens au nord et an sudpour mesurer les latitudes des villes , par le moyen de sombre«lu gnomon ; il chargea aussi ses voyageurs d’aller'dans la'Cochiu-chine et le Tonquin , pays plus méridionaux que.la Chine, etlà, d’observrr les étoiles qu’on ne pouvoit voir dans cet empire.11 fit faire des observations d’éclipses de lune , dans diversesprovinces de la Chine , pour déterminer leur différence de lon-gitude. On dit eníin qu’il fit fabriquer une grande sphère, commecelles qui ont fait tant d honneur à Archiuiède et à Possidonius.L’eau la meLtoit en mouvement, et faisoìt marcher le soleil , lalune et les autres planètes , de sorte qu’on y voyoit tous lesphénomènes qui résultent de la combinaison de leurs mouve-mens. 11 y avoit deux aiguilles qui marquoicnt les fleures et leske , ou centièmes de jours qui équivalent à 14 de nos minuteset 24'h Une statue paroissoit au moment où Tune de ces aiguille»loni 1 . N n n
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