Band 
Tome premier.
Seite
466
JPEG-Download
 

466 HISTOIRE

rnarquolt une division, et frappoit sur un tambour pour les cen-tièmes de jours, et sur une cloche pour les heures. Avec tontecette habileté , Y-Hang ne laissa pas de recevoir un affrontsensible pour un astronome : il calcula une éclipse de soleil /■c-ìle étoit annoncée dans tout l’empire, et il ne parut rien. Maisles astronomes Chinois avoient depuis long-temps des moyenspour sauver leur honneur dans ces cas qui étoient assez fré'qnens.Ils disoient qu’en considération des princes vertueux , le cielehangeoit quelquefois les règles de son mouvement. Y-Hangfut obligé d’y avoir recours , tandis qu'en secret il travailloit àrectiiier les principes de ses calculs. II le faisoit avec ardeur ,lorsqu’il mourut en 727 , au grand regret de 1’empereur et detoute sa cour.

If astronomie Chinoise peut aussi se vanter d’avoir, àl’exernpledes Grecs et des Arabes , cherché à déterminer la grandeur dela terre. Cette opération fut encore l’ouvrage de l’astronomeY-Hang ; il mesura, à cet effet, nous ne savons au reste comment,eu trois endroits de l’cmpire , des arcs du méridien , approchansd’un demi-degt'é. La Chine très - m on tueuse ne perrnettoit appa-remment pas des dimensions plus en grand. Le premier de cesarcs, qui étoit de 29 minutes et demie , lui donna une longueurde 168 Us et 169 pas, le second , de 29^ 5 o" , lui donna167 lis et 281 pas; le. 3 e arc enlin , de 28' 34 " , se trouva de160 lis et 10 pas. Ces mesures sont réduites à la graduationEuropéenne; car le cercle Chinois se divise eu 365 degrés et unquart, ensorte que le quart de cercle en contlenr pi 4 -f; ce quidonne le degré Chinois égal seulement à 5 i) f 08" du notre.

De ces trois mesures combinées, à l’une «.lesquelles l’astronomeY-Hang donnoit cependant la préférence , il concluoit que ledegré Chinois étoit de 33 i lis et 80 pas, d’où il résulte que ledegré Européen étoit de 336 lis ; en prenant un milieu entreles trois mesures, on en tronve 338 .

Pour juger de l’exactitiule de cette mesure , il nous resteroità savoir quelle étoit alors la dimension précise d u li Chinoiscar il ne laut pas confondre cet ancien il avec le moderne,,qui est incontestablement plus grand, et qui va jusqu’à 296 toises*.Mais il seroit supe-lin de chercher à déterminer la vraie lon-gueur du premier. Les données nous manquent à cet égard.

A la vérité, par une opéra’ion inverse , ct en supposant lamesure de l’astronome Chinois exacte, M. Danville, dans sontraité des mesures itinéraires anciennes et modernes , cn conclutla mesure de cet ancien li Chinois, de 168 toises et quelquespieds. Mais notre objet n'est pas le inAnie que le sien.

Nous terminons ce récit, en observant que, dans Je dixième-siècle* sous la. dynastie des Long, cette mesure de la terre;