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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Paht. II. Liv. IV. 4 l 3■doivent arriver pendant 3.000 ans, et plus, après cette époque (1).L invention des logarithmes et des tables de sinus lui plaisoitentr’antres , an de-là de toute expression ; il s’en étoit mêmefait faire une édition en très-petit format, qu’ii portoit toujoursavec lui. Elle fut envoyée, après sa mort, à la bibliothèque desJésuites de Lyon , comme une curiosité (3). A la vérité , seso eilles accoutumées à la musique grave et monotone de sanation, ne goûtoient pas beaucoup la musique Européenne,vive et sémillante. Ce que nous appelions harmonie et accom--pagnement, ne lui-paroissoit que du bruit; mais il admiioitPart Européen de l'écrire. Plusieurs de ses lils, imitateurs deleur. père , se tirent aussi initier par les missionnaires dans lapìûpart des sciences Européennes.

Nous ne pouvons nous dispenser de faire connoître ici ungrand iiornbe d’autres missionnaires mathématiciens , ct sur toutastronomes , qui remplissent le long intervalle du commencementde ce siècle à l'époque actuelle : tels sont le P. Noël , qui pu-blia en 1710 ses observations et celles de ses confrères, tantà la Chine , que dans l’Inde (J) ; le P. Kcegler, dont.nous ayonsdéjà parlé, le P. Slaviseck son collègue dans la pltìpart de sesobservations; le P. Pereyra; les P P. K^g’s et Jartous ; le P.Simonelli ; le P. Fredeli; le P. Bonjour, religieux augustin ; lesPP. Gaubil et Jacques; le P. de Halleivtein ; le P. de Rocha,aujourd’hui président du tribunal des mathématiques ; le P.Colas, etc. etc. U n’est aucun de ces laborieux missionnaires,à qui l’on ne doive des choses utiles en astronomie ; mais nouscroyons devoir distinguer, après le P. Kcegler , les PP. Gaubilet de Hallerstein,

Ee P. Gaubil , né en 1689 , à Gaillac en Albigeois , entrédans la société de Jésus en , 704, partit en 1723 pour la Chine ,et arriva à Pékin en 1720. H ne tarda pas à s’y faire distinguerpar ses connoissances dans les arts et dans les langues Chinoiseet Mantcheou ; ce qui lui mérita la confiance et la saveur del’empereur , et le íit charger de Vemploi d’interprète auprès delui, des nouveaux missionnaires qui ne pouvoient pas encores'"exprimer en Chinois , ainsi que de la traduction de la corres-pondance latine avec la Russie, q u'il falloit rendre en Mantcheou.On lui doit beaucoup d’observations de phénomènes celestes',faites au collège des Jésuites François ; mais on lui a sur-toutl’o-bligation d’un traité historique et scientifique de l’astronomieChinoise, et du calcul de nombre de phénomènes anciens rap-

(1) Voyez Astron. Europcea , etc. par le P. de Mailla, t. i, lettres p.du P. Verbiest. 16$.

C») Histoire générale de la Chine, etc. (z) Voyez à la fin l’article 7.

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