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Tome premier.
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4 7 2 HISTOIRE

traités en leur langue, des P. Adam Schall et Verbiest. Nousen renvoyons les titres à la íin de ce livre avec ceux de plu-sieurs autres ouvrages Chinois conservés dans les bibliothèques, etceux de divers ouvrages relatifs à l’astronomie Chinoise.

Les savans missionnaires dont nous parlons , ne se sont pascontentés de réformer l’astroiiomie Chinoise sur les principesde celle des Européens , mais ils ont encore été très - utiles àl’astronomie Européenne par leurs observations , ainsi que parles lumières qu’ils ont donnéessur la géographie des pays otien-tnúx et voisins de la Chine. lis avoient déjà rendu divers«ervices de cc genre jusqu’au milieu du siècle dernier , maismoins qu’on ne pouvoit en attendre, parce que cet objet n’entioitpour rien dans leur mission; mais lorsque l'académie royale dessciences fut établie, elle sentit tout i’avanlage qu’il y aurait d’en-tretenir des correspondances avec eux, et dès-lors il partit peude missionnaires Jésuites sans des instructions propres à rendreleur voyage utile aux sciences Européennes. On rie péut troplouer le zèle avec lequel ils s’y prêtèrent. Plusieurs missionnaires,la plupart Jésuites, devant partir en 1684 , pour la Clone oules Iodes orientales, ils eurent de fréquentes conférences avecM. Cnssini et les autres astronomes de l’Académie. On lesfournit des instrumens nécessaires , et le roi les décora d u titrerie ses mathématiciens. Ces Pères étoient les PP. Bouvet ,Gerbillon , Fontenai , Le Comte , Tachard , et Visdelou. 11 *partirent sur les vaisseaux qui portoient lNmbassade envoyéeau roi de Siam, et ils arrivèient en 1686 à la Chine. Leur routefut marquée par des observations ds tout genre; elles lurentpubliées en 1688 par le P. Gouye, qùi en donna un secondvolume, en ìóyz. C'es t à leurs observations en lin , qu’on doitle rapprochement dos côtes orientales de notre coirnnent, que,jusqn’à la íin du dernier siècle , on portoit à 4°. ou 2o° plusà l est qu’il ne falloir.

L’cmperenr Kang-Hi, l’un des plus grands princes qu’ai t eula Chine , voulant faire faire une carte générale de i’EmpireChinois et de ses environs , eu chargea les missionnaires Euro-péens , et en employa pendant plusieurs années dix à douzeà parcourir la Chine. C’est à ces travaux que nous devons lagrande carte de cet empire , publiée d’abord en 1786 , par lep. Duhalde , et depuis, avec quelques corrections , par M.JDanvilie. Ce prince leur lit aussi traduire en Chinois et enTartare-Mantcheon, divers livres de mathématiques, commedes traités et des tables astronomiques , avec les Elémensd’Euclide, dont il admiroit la marche rigoureuse. Le P. Verbiestcalcula pour lui , en x 683 , les éclipses de soleil et de lune , qui

doivent