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l’on trouye quelques connoissances astronomiques fort com*muues sur la sphère, et la description des constellations cé-lestes. Son objet principal semble avoir été de rassembler toute»les fables , insipides pour la plûpart, cjui avoient été débitéespar les anciens et par les poètes , sur lorigine et les noms dessignes célestes. II nous suffira do dire ici que cet ouvrage ,malgré sa ténuité, a eu de nombreuses éditions.
Je ne sais encore, si je dois donner place ici à Thrasyllus,que ses connoissances soit astrologiques, soit astronomiques,rendirent cher à l’empcrcur Tibère. Car ce prince chassant del’cmpire tous les astrologues, moins par mépris de l’art, queparce que quelques-uns d’entr’eux s’étoient trouvés impliquésdans des conspirations tramées contre lui, retint cependantThrasyllus, et lui accorda en quelque sorte le privilège exclusifde l’astrologie. C’étoit un Grec , à en juger par son nom, quin’est nullement Romain. "Si nous en parlons ici, c’est que cefut sans doute lui qui informa ce prince de l’éclipse de Soleil ,qui devoit arriver précisément le jour anniversaire de sa nais-sance; et comme ce soupçonneux tyran pensa que ce pouvoitâtre un sujet de conjectures sur sa mort prochaine, et l’occasionde quelques trouilles, il crut devoir instruire le peuple par unécrit, de l’arrivée de cette éclipse, de ses causes et de sa quan-tité. C’est ce que nous apprend l’historien Dion. Quant àThrasylle , il n’étoit pas seulement astronome, mais encoremusicien, et il écrivit Sur la musique, suivant le témoignagede Théon de Sinyrne, de Plutarque, et de divers autres.
Nous avons au célèbre Fline l’obligation de nous avoir trans-mis dans son histoire naturelle, et sur-tout dans le Livre II,un grand nombre de traits relatifs à Gastronomie. On désire—roit cependant trouver dans cet ouvrage plus d’exactitude etd intelligcnce, en ce qui concerne le fond de la science. Caril y a un grand nombre d’e n droits, où son savant auteur montren avoir pas une idée exacte du sujet qu’il traite.
Sénèque donne des marques de génie et de connoissancesastronomiques dans le septième livre de ses Questions natu-relles. On aime à le voir adopter comme il fait certaines opi-nions physico-astronomiques, fort au-dessus de la physiqvrfe doson temps; comme celle d’Apollonius Myndien, qui réputoitles comètes des astres éternels, et sujets à des retours pétiodiques.Sénèque saisit cette idée avec une sorte d’enthousiasme, ets’clançant en quelque sotte dans l'a vents, il ose prédite (1)
(i) Quacst. nat.l ib. 7, inter opp. Senecsc*