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Tome premier.
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4 9 1 histoire

parlé des mathématiques. On re peut en effet guère ranger dansune autre classe les auteurs qui suivent ; connue Macrobe ,Martianus Capella, St. Augustin, Cassiodore, Isidore de Séville-Le premier étale quelques connoissances astronomiques dansson Commentaire sur le songe de Scipion ; mais souv ent avecpeu de discernement et d’exactitude. Martianus Capella traitaen abrégé les quatre principales parties des mathématiques dans<son ouvrage , espèce de poème barbare sur les sept arts libé-raux , intitulé : De nupliis Mercurii et Philologiœ ; mais c’estplutôt en rhéteur qu’en mathématicien. On y remarque cepen-dant qu’il fait tourner Vénus et Mercure autour du Soleil. Onattribue à St. Augustin, quoique assez légèrement, des prin-cipes de géométrie et d’arithmétique ; inais c’est plutôt unenomenclature qu’un traité instructif. Le savant sénateur Cas-siodore donna, dans son livre des sept arts libéraux, un abrégéde l’arithmétique, de la géométrie , de la musique et de Gas-tronomie. Mais ce ne sont guère que des distinctions ct desdivisions. Observons cependant qu’il écrivit aussi sur les cyclesdu Soleil et de la Lune, et sur le calcul de la Pâque. Enfince que le célèbre Isidore de Séville dit des mathématiquesdans ses Origines , est encore plus superficiel ; il n’y a riendans tous ces auteurs, qui passe la capacité d’un commençantinitié dans ces sciences. On n’y trouve pas une seule démons-tration , ce qui est cependant l’essence et l’aine des mathéma-tiques. On ne peut, malgré tout cela, s’empêcher de désirerqu’un plus grand nombre de livres de ce genre lût venu jus-qu’à nous, vu le grand nombre de traits curieux qu’ils nousont conservés.

Nous nous arrêterons davantage à Boëce, ( Manlius SeverinusBoetius ) qni, dans ces siècles ténébreux , laissa éclater desétincelles d’une connòissance plus profonde dans les mathéma-tiques. Ce sénateur et consul Romain, si connu par ses dis-grâces et sa consolation philosophique , fut, relativement à sontemps, un des hommes les plus versés en mathématiques. Sinous en jugeons môme par ses travaux, il eut pour elles desvues que les seuls malheurs des temps rendirent inutiles. Cefût par ses soins que divers auteurs Grecs , comme Nicomaque,Ptoléinée, Euclide, commencèrent à être un peu connus desLatins. Son arithmétique et sa géométrie ne sont proprementque des traductions libres du premier et du dernier, où il nousa conservé beaucoup de traits intéressans de l’histoire de cessciences ; il fut encore habile dans la mécanique et dans lagnomonique. C’est ce tjne nous apprend une lettre de Théo-tloric, roi des Goths. Ce prince lui demande, pour le roi desBourguignons, deux horloges, l’une solaire, l’autre hydrau-