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Tome premier.
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4<)6 HISTOIRE

luna paschali por 19 annos ; proposition es arithmetìcaé cul acuen -dos juvenes , et autres petits traités, dont quelques-uns ont étéimprimés dans les œuvres de Bède : ces différens ouvrages setrouvent dans la nouvelle et superbe édition des œuvres d’Alcuin,donnée en 1777, par le prince-abbé de St. Emeran.

Nous nous arrêterons quelques momens sur le dernier deces écrits, imprimé parmi les oeuvres de Bède , mais que lesavant abbé de St. Emeran revendique à Alcujn ; ce petit ouvragenous présente quelques singularités dignes de remarque. C’estun recueil de questions arithmétiques du genre de celles del'Anthologie Grecque , dont nous avons parlé à l’occasion deDiophante; on pourroit le regarder comme le germe du livresi connu des récréations mathématiques : car on y trouve, parexemple, plusieurs manières de deviner un nombre pensé, aumoyen de quelques questions et opérations arithmétiques, donton ne dévoile que le résultat; le problème si connu du père,laissant une femme enceinte, à qui il lègue une portion de sasuccession, dans l’hypotlièse qu’elle accouchera d’un íils, tttelle autre, dans le cas où elle accouchera d’une lilie : mais commeelle accouche de deux- gémeaux , l’un mâle, l'autre femelle, ondemande quelles seront leurs parts dans la succession : celui destrois frères, arrivant avec leurs soeurs au bord d’une rivière,où il 11’y a qu’un bateau capable de passer deux personnes àla lois : mais chacun des frères ne voulant pas que sa sœur setrouve en la compagnie des autres hommes, que lui présent,il s'agit de s'arrariger en conséquence pour passer la rivière ;on le propose communément sous le titre de trois maris jaloux ,arrivant avec leurs femmes sur le bord de la rivière : celui des21 tonneaux, dont sept pleins, sept à demi-pleins, et septvides, à partager entre trois co-héritiers , de manière que chacunait autant de vin , que de futailles. II est probable que Bachet,le premier auteur des récréations mathématiques, sous le titre deproblèmes plaisans et délectables , qui se font par les nombres ,(Lyon, i 6 i 3 , in-8°.) avoit rencontré cet ouvrage d’Alcuin,déjà imprimé en i 543 , sous le nom de Bède , et que cela jointà l'Anthologie Grecque, lui a donné l’idée du sien.

Alcuin ne se borna pas à tâcher d’éclairer ses contemporainspar des écrits savans pour son siècle. Il lit plus, il inspira legoût des sciences et des lettres, et spécialement celui de Gas-tronomie à son illustre élève, qui la cultiva avec plus de soinqu’on n'en pourroit attendre d’un prince, et d'un prince deson siècle. Car on rapporte que Cliarlemagne, malgré les soinsqu’exigeoit de lui un vaste empire , observoit souvent ; et cefut, dit-on, dans une de ces nuits employées à observer, qu il'découvrit une chose plus grave que les amours de sa fille Emma

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