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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Lit. J. 4 97arec Eginard son secrétaire. On lui attribue la dénominationAllemande des vents, qui a été adoptée par presque toutes lesnations Européennes.

Ce furent enlin les conseils d’Alcuin qui portèrent Charle-magne à fonder les universités de Paris et de Pavie ; tant ilest vrai que lès despotes cherchèrent dans tous les temps àretarder le progrès des lumières. Cette institution fut imitée,quelques siècles après, par divers souverains et divers princes,et elle servit du moins à perpétuer le dépôt des sciences etdes lettres, jusqu’à un temps plus favorable à leur accroisse-ment. Alcuin avoit enlin formé avec son disciple couronné,et quelques autres amateurs des lettres, une sorte d’académiequi pourroit être regardée comme le germe des ces assembléeslittéraires et savantes, établies dans toute l’Europe, et auxquellesles sciences ont tant d’obligation.

Mais ces efforts de Charlemagne et d’Alcuin ne purent résis-ter au torrent des ténèbres qui dévoient bientôt après inonderentièrement l’Europe ; la disposition générale des esprits s’op-posa à leur noble dessein, et i’ignorance continua d’étendreet d’afíermir son empire. Nous ne trouvons qu’un seul anonyme,amateur de l'astronomie, que ces exemples aient excité, llvivoitsous Louis-le Débonnaire , dont il écrivit les annales avec cellesde Pépin et de Charlemagnè. Ces annales font mention de plu-sieurs phénomènes célestes , observés pendant une assez longuesuite d'années, savoir depuis 807 jusques en 842. II y a plu-sieurs éclipses de Lune et de Soleil, une occultation de Jupiterpar la Lune , etc. On y lit sur tout une observation remar-quable , c’est celle d’une tache du Soleil qu’on apperçut huitjours de suite en 807, et qu’on prit pour Mercure passant soiscet astre. Kepler écrivant dans un temps qui précédoit la dé-couverte des taches du Soleil, a tâché de rendre cette obser-vation conforme à la saine théorie de Mercure. Il soupçonnoitqu’il y avoit une faute dans la citation de l’année , et quec’étoit l’an 808, où, selon lui, il pût effectivement y avoir uneconjonction écliptique de Mercure et du Soleil. II conjecturoitaussi qu’on y devoit lire octorìes , ce qui en latin barbaresuroît voulu dire, durant huit heures, au lieu A'octo dies,pendant huit jours. Mais on sait aujourd’hui que Mercure pas-sant sous le disque du Soleil , ne sauroit être apperçu sanstélescope. Ainsi cette observation ne peut être que celle d’unetache du Soleil assez considérable pour être apperçue à la vuesimple, et que des temps nébuleux empêchèrent d’observer lespremiers et les derniers jours de sa marche sur le disque docet astre ; ce qui est d’ailleurs conforme au récit de l’histo-rien. Enlin il est aujourd’hui démontré que ni en 807, ni estTome /. Rrr