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Tome premier.
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53 f HISTOIRE, etc.

plus curieuse, qui fut placée à Pavie. Cette horloge s'étant dé-rangée après la mort de Jean, et ne se trouvant en Italie per-sonne en état de la raccommoder, Guillaume Zélandin qui étoitprobablement, non un François , comme on le dit, mais un.Ilollandois de la province de Zálande , vint pour la raccom-moder, à quoi il réussit. Ce fut Galéas Visconti, duc de Milan,qui employa ses païens à cette restauration ; mais il fallut encorepeu de temps après y revenir, et Charles-Quint la fit rétablirde nouveau par Janelliis-Turrianus, mécanicien célèbre de cesiècle, qu’il s'étoit attaché, et avec lequel, las enfin des soucisde l'empire, et des troubles que son ambition avoit excités danstoute l’Europe, il s’amusa de mécanique dans les dernièresannées de sa vie. J’ignore le sort ultérieur de ce curieux ou-vrage.

Tous ces ouvrages célèbres, et qui, dans le temps, firent tantd’honncur à lenrs auteurs , ne subsistent plus. Mais en voicideux qui ont à-peu-près conservé leur ancien éclat; il est vraiqu’ils sont d’un temps postérieur à celui des précédens. L’unest la fameuse horloge de la cathédrale de Strasbourg ; ellefut faite sur les dessins du mathématicien Conrad Dasypodius ,en i 58 o. C’est vraiment un chef-d’œuvre , et le premier del’Europe en ce genre, par les divers mouveinens et le nombredes jeux qu’elle exécute. Bientôt après le chapitre de S. Jeande Lyon en fit faire une par Lippius de Baie , qui est , jecrois, regardée comme la seconde de l’Europe. Elle fut réta-blie, vers r660, par Nourrisson, excellent horloger de Lyon ;mais elle commence, et même depuis plusieurs années, à de-mander en plusieurs parties un second restaurateur ; et il neseroit pas difficile à trouver , vu l’état brillant auquel est aujour-d’hui portée l’horlogerie ( 1 ). Les autres horloges célèbres sontcelles de Lunden , de Nuhremberg, d’Augsbourg , de Liège,de Venise, etc. Mais nous ne croyons pas devoir nous étendredavantage sur cette matière.

(1) Je crains bien que cette horloge et celle de Strasbourg, n’ayent éprouvéles funestes effets du délire , qui a anéanti tant de monumens des arts et dessciences en Fiance.

Fin du premier Livre de la troisième Partie.