DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. I. 533de Boëce et de Cassiodore, dont la description, ne n on s estpas parvenue. II en est de mêine de celle que le pape Paul Ienvoya à Pépin le Bref, vers la fin du sixième siecle , et decelle que Gerbert, quelques siècles après, avoit faite pourl’église de Rheims ; enfin de celle dont le diacre Pacificus deVérone enrichit sa patrie vers le milieu du neuvième siècle ,et qui lui fit une très-grande réputation ( 1 ).
Parmi les horloges de ce genre , on fait encore mention decelle que le calife Aaron Al-Reschid envoya à Charle magneen 807 ; c’étoit un des présens dont surent chargés ses ambas-sadeurs. Elle étoit fort composée et fort ingénieuse ; car indé-pendamment des heures qu’elle montroit, elle exécutait diversautres jeux ou mouvemens assez compliqués ( 2 ). Ce curieuxmorceau de mécanique dut causer un grand étonnement à laFrance, encore si voisine de la barbarie.
Parmi les Grecs modernes, il y eut aussi des mécaniciensqui exécutèrent de pareils ouvrages. Car Léon le Philosopheexécuta ou fit exécuter, pour l’empereur Théophile, une magni-fique horloge mécanique. Sa richesse fut cause de sa perte ;car un des successeurs de Théophile aima mieux verser dansses coffres l’argent qui y étoit employé, que de le voir décorerce chef-d’œuvre de fart.
Mais tous ces ouvrages paroissent avoir eu seau pour moteur,ou principe de mouvement. Ceux dont nous allons parler ,nous semblent avoir été les premiers de ce genre , mus pardes poids ou des ressorts.
Ce fut au commencement du quatorzième siècle, que fartde l’horlogerie acquit cette perfection. Richard Wallingfort,bénédictin Anglois, fit dans les premières années de ce siècle,une horloge qui lui fit beaucoup d’honneur. On peut voir dansPartiels précédent quelques détails sur cet objet. Wallingfortfut imité en Italie par Jacques de Dondis, citoyen de Padoue,qui réunissoit dans un degré éminent pour son siècle , les qua-lités de philosophe , de médecin , d’astronome et de mécanicien.L’horloge q u'il fit pour sa patrie , passa pour une des merveillesde son siècle. Car elle marquoit, outre les heures, le coursdu Soleil , celui de la Lune et des autres planètes , ainsi que lesjours , les mois et les fêtes de f année. Le surnom d ’ Horologio enest resté à sa famille qui subsiste encore, ousubsistoit 51 y a peu dansl’état de Venise d une manière distinguée , et avec le titre de mar-quis. Jacques de Dondis eut un fils nommé Jean t qui fut aussiastronome et mécanicien. Il fit une semblable horloge, et même
(1) Voyez la Verona illustrata da (2) Voyez A non y mi annales regummarquis Maffei. - Tronc. l J ipini ì eic.