DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Lit. II. 5$ 7
les sources , soupçonne que ce Paul a le premier , en Italie ,fait usage des équations algébriques. Cela n’est cependant pasabsolument tiré au clair. II fut au surplus habile astronome,et fît voir des erreurs dans les tables Tolédanes et Alphonsines,sur le mouvement des fixes.
L'autre concurrent avec Léonard. , dans l’honneur d’avoirapporté cn Europe la connoissance de i algèbre, est ProsdocimoBelmando , ou Beldomando , de Padoue, dont le livre intitulédell’ Aí^oriikmo , fut imprimé en i/jufi , mais date d u commen-cement du quinzième siècle ; car ce Prosdocimo, qui étoit aussiastronome , avoit calculé des tables gastronomiques, qui existenten manuscrit dans la bibliothèque de Médicis , et qui portentla date de
Quant à Léonard de Pise , il écrivit divers ouvrages , dontun seul a eu les honneurs de l’itnpression long-temps aprèslui (i). II a pour objet d’épargner , au moyen de certainscercles et roues de carton , tournant les unes dans les autres ,les fatigues du calcul astronomique; entreprise que beaucoupd'autres ont formée après lui, mais qui ne sauroit jamais donnerque des résultats peu exacts. Un autre ouvrage de Léonard dePise regardoit la géométrie, et Commandai, vers la fin du sei-zième siècle , le jugeoit assez bon pour mériter l’impression.II en préparoit une édition lorsqu’ìl mourut, ce qui fît échouerce projet (a).
I I.
L’asfrronomie prit aussi quelqu’accroissement au commence-ment de ce siècle ; elle fut cultivée par Jean de Gmunden ,qui la profèssoit dans l’université de Vienne, et qui fit ungrand nombre de disciples; cet astronome a quelque part à larestauration de cette science , et il écrivit divers ouvrages quisubsistent dans la bibliothèque de l’université de Vienne. Aprèslui vint le fameux Pierre d’Ailli, qui écrivit aussi sur diverssujets astronomiques. II ressentit surtout la nécessité d’une ré-íormation du calendrier , et il proposa pour cela des moyens ,soit pour ajuster Tannée solaire avec fa civile et l’ecclésiastique,soit pour accorder Tannée solaire avec la lunaire. Son projetcut l'approbation du pape Jean XXIII, et des prélats assemblésan concile de Constance. Mais il ternit le mérite de ses con-noissances astronomiques par un singulier attachement à I as-trologie judiciaire. 11 le poussa môme jusqu’au point de penser
(0 Liber ddsideratus canonum cac- ( 2 ) Berìlarcliiio Baldi , Chromca-lestium moiuutn sine calcula - etc. Math. etc.
Pisauri, ij 4 9 , in-^°.
Tome /.
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