m HISTOIRE
et d’écrire qwe la naissance de J. C. auroit pu' être déduite docet art.
Le cardinal de Cusa s’acqnit anssi an commencement de cesiècle une grande réputation en géométrie et en astronomie. 11insista surtout sur la réf’ormation du calendrier , ct il relevadivers défauts dans les Tables Alphonsines , en quoi il setrompa néanmoins quelquefois (i). Il est le premier des mo-dernes qui ait tenté de faire revivre le système Pythagoricien ,qui met la terre en mouvement autour du soleil (2) : mais letemps n’étoit pas encore venu , où une opinion si contraire autémoignage des sens , pouvoit faire quelque fortune. 11 fautmême remarquer que ce cardinal ne la propose guère que commetin paradoxe ingénieux , et on ne la regarda pas autrement.La réputation du cardinal de Cusa, en géométrie, a moinsde fondement : car il crut avoir trouvé la quadrature du cercle ,prétention à laquelle s’opposa fortement Régiomontanus, quile réfuta avec solidité ( 3 ). Ses autres ouvrages géométriquesne contiennent guère une doctrine meilleure que sa quadrature ;c’est pourquoi nous nous dispenserons même d’en citer lestitres. Nous sommes portés à penser, d’après un témoignage ducardinal de Cusa (4), que le pape Nicolas V, qui siégea surle trône pontifical depuis i 44 j , jusqu'en i 455 , étoit géomètre ,etavoit traduit du grec en latin les œuvres d’Arcliiniède. J'entendsainsi ces mots , tuo studio in latìnum conversa ., car autrementil eût dit tuìs auspiciis. Ce cardinal les avoit lues, mais avecassez peu de fruit; car il n’eût pas donné son livre de ma-themat. complementis , qui n’est qu’une suite de paralo-gismes. Quoi qu’il en soit au reste de notre conjecture surNicolas V , ce fut du moins un des protecteurs des mathéma-tiques , dans ce siècle encore si couvert des ténèbres des sièclesprécédens. On lui doit aussi la justice de dire que ce íut undes papes qui lirent le plus de choses utiles pour l’euibellisse-ment de Rome, et pour la renaissance des sciences et des arts ,pendant le peu d-aimées que dura son pontiíicat.
I I I.
Les deux hommes à qui les mathématiques doivent le plusdans le quinzième siècle , sont Purbach et Régiomontanus. Ce nesera point concevoir d’enx une idée trop avantageuse, que de lesregarder comme les vrais restaurateurs de ces sciences, et sur-it) Astronctnia Fhilol. lib, % , (3) Dequad circuli, contra Card.
cap. 3. - Cusanum.
^î) De dóctd ìgnorantid , (4) hde Math. Complementis .