DES MATHÉMATIQUES. Paut. Iïï. Liv. II. 54 1Un mathématicien de ''université de Vienne a donné uncatalogue des manuscrits de Purbach (i). M. Gassendi, a écrittort au long , et peut-être trop prolixement, la vie'de cet astro-nome , avec celles de Régiomontanus son disciple, delycho-Brahé, et de Copernic.
IV. '
Le célèbre Régiomontanus seconda dignement le zèle dePurbach , pour Gastronomie : il le surpassa même à plusieurségards par f universalité de ses connoissances. Son vrai nom estJean Muìler. Il étoit de la petite ville de Konigsberg cn Fran-conie, d’où lui est venu celui de Jean de Régi o mon te , ou deRégiomontanus , quelquefois de Montroyal. 11 naquit en ì/pó;et à peine avoit-il quatorze ans , qu’épris des charmes des ma-thématiques , et surtout de l'astronomie , il se rnit sous la con-duite de Purbach , qui jouissoif alors d une grande réputation ,et il fut bientôt son disciple chéri , ou plutôt son compagnon.Pendant un séjour d’environ dix ans qu'il fit auprès de Purbach,c’est-à-dire jusqu’à la mort de celui-ci , il s arcla dans ses dif-íérens travaux , il fit avec lui quantité d’observations pour ycomparer les hypothèses de Ptolémée , et des autres astronomesqui l'avoient suivi, et pour déterminer plus exactement les lieuxdes fixes , et les mornens des phénomènes. Il ne nous estcependant parvenu qu’un fort petit nombre de ces observations,savoir celles des éclipses de lune des années i4^7 et *4^° , avenune autre de la planète de Mars , qu’ils trouvèrent éloignéede deux degrés du lieu, où elle auroit dû se trouver suivantles tables.
Régiomontanus devoit faire avec Purbach le voyage d’Italie ,afin d’y apprendre le grec , et de pouvoir puiser dans les sources,pures de l’antiquité. La mort en empêcha Purbach, et son dis-ciple y suivit seul le cardinal Bessarion ; il y apprit le grec ,ct traduisit de nouveau sur le texte original l’ Almageste dePtolémée, et son commentateur Théon. On auroit peine àcroire qu’un homme ait pu suffire aux nombreux ouvragesqu’il entreprit de faire connoître par ses traductions, qui nesont cependant qu’une partie de ses écrits. Car il mit encoreen latin les Sphériques de Ménélaùs , ceux de Théodose , etses autres traités. Ses vues même s’étendant fort au-delà deGastronomie, il corrigea sur le texte grec l'ancienne versiond Archirnède, faite par Gérard de Crémone. II traduisit las
(i) Tab. eclips, Georgii Purbach ìi . Viennœ, 15 r 4> in-foh