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Tome premier.
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5 .f 8 «HISTOIRE

En France, Jacques Eaber, ou le Fèvre, d’Etaples, hommecélèbre u d’autres titres, cultiva avec succès les mathématiquessur la fin de ce siècle, et leur fut utile par ses traductions etautres ouvrages, comme son Arithmetìca Ubris X demonstrata,sa Musica Jibris demonstrata IV , son abrégé de Boëce , etsa Rithmomachia, qui est une sorte de jeu arithmétique. Ces ou-vrages parurent en 1496, et de nouveau en i 5 i 4 , en un volumequi est aujourd’hui une rareté bibliographique. Les lettres et lessciences durent beaucoup à Jacques Faber , qui mourut eni 5 oj à un âge plus que centenaire. Heureux si, par ses opinionsnouvelles il n’avoit pas commencé à secouer les torches , qui peud’années après, portèrent le feu et le ravage dans la France.

François Capuani, de Manfredonia , professa l’astronomie àPadoue, et écrivit , tant sur la sphère de J. de Sacro-Bosco,que sur les Théoriques de Purhach; c’étoit alors tout ce qu’ilya volt de mieux en hypothèses astronomiques.

Jean Blanchin ou Bianchini, Bolonois , fut auteur de tablesastronomiques , qui eurent quelque réputation. Jean Angélusou Engel , Bavarois , mit au jour des éphémérides des mou-vemens célestes, à l’exemplede Régiomontanus, ainsi que quel-ques au res écrits sur l’astronomie , dont l’un étoit un projet deréfbrmation du calendrier ; Jean Stœfler, de Justingen, publiades tables astronomiques et des éphémérides calculées pour lesannées 1499 et suivantes , jusqu'en i53i ; ce qu’il continuapendant long-temps, et fort en avant dans le seizième siècle;Léopold , fils naturel d’nn duc d’Autriche , et évêque de Fri-singen , fut auteur d un livre intitulé lde astrorum scìentia ,malheureusement plus astrologique qu’astronomique ; Fer-dinand de Cordoue , qui probablement avoit étudié l’astronomiesous quelques Arabes Espagnols, commenta l’Ahnageste dePtolérnée ; et un de ses compatriotes, Bernard de Granolachi,publia en Espagnol des éphémérides commençant à 1488 etfinissant en i 5 òo. Santritter en composa d’autres , qu’il publia en1498 , et qu’il prétend o it devoir être perpétuelles ; car il avoitadopté, sur parole, les idées du Juif Abraham Zacutli, quiprétendoit que les anomalies de toutes les planètes, se renou-velloient après un certain nombre d’années, comme celles dusoleil Je font après quatre années, dont une bissextile. Malheu-reusement cela est sans fondement, et n’est même qu’un à-peu-près pour le soleil.

Voici encore quelques savans de ce siècle, en astrono-mie pour la plupart. Jacob Angélus ( Angelo ) , Florentin ,fut un des premiers qui travaillèrent à s’instruire dans la langueGrecque , et il l’apprit d’Emmanuel Chrysoloras , qui, prévoyantles malheurs de sa patrie , fut un des premiers qui la fuirent,