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Tome premier.
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553
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. II. 553fasse ici une mention particulière , quoiqu’on n’ait de lui aucunouvrage imprimé. Mais le monument qu’il éleva à l’astronomielui donne un titre à la mémoire des amateurs de cette science,en prouvant combien il y étoit versé , et ce qu’il auroit pu1 aire pour elle en d’autres temps : c’est Paul Toscanella ouToscanelli. II naquit vers le commencement du quinzièmesiècle , et fut disciple en mathématiques du fameux architectePhilippe Brnnelleschi, qui termina, contre l’attente de tout lemonde , la fameuse coupole de Sta. Maria del Fiore de Flo-rence. Il lut très-versé dans la géométrie, Fastronomie et l’op-tique, dont il écrivit un traité resté manuscrit. Ce qui le rendsur-tout recominandable, c’est rétablissement d’un gnomondans la cathédrale de Florence ; établissement qui ne pouvoitavoir pour objet, que de déterminer les hauteurs du soleil autemps des solstices, et de mesurer plus exactement la déclinai-son de l’écliptique encore fort incertaine. Mais expliquons d’abordce que c’est qu’un gnomon moderne.

Un Gnomon, proprement dit, seroit une pyramide allongée,dont le sommet par son ombre serviroit à déterminer la hau-teur du soleil. Telle étoit celle que le mathématicien Manliusavoit élevée dans le cirque de Rome, et qu’il a volt surmontéed’un globe, parles raisons qu’on a déjà vues. Mais Toscanellilit mieux encore. Ayant sans doute observé que les rayonssolaires, entrant par un trou quelconque dans un endroit obs-curci, donnent une image du soleil, il se ménagea dans lehaut du dôme de Florence une ouverture circulaire, et traçasur Je pavé une méridienne, sur laquelle passoit chaque jourune image oblongue du soleil, de plusieurs pieds de dimension jcar le centre de cette ouverture étoit à 277 pieds au-dessus dupavé horisontal de l’église , d’où il résulte que le jour du solsticed’été , l’image du soleil devoit avoir deux pieds et trois quartsprès de longueur, dans le sens de la méridienne. On pouvoitdonc par ce moyen mesurer avec une exactitude, dont aucuninstrument connu ne sauroit approcher, la hauteur des bordsdu soleil à son passage par le méridien ; par conséquent cellede son centre aux solstices, et aux équinoxes; et enfin déter-miner par-là avec une exactitude inconnue jusqu’alors, la dis-tance (les tropiques etc. La description de ce curieux monu-ment astronomique, qui lui seul surpasse en hauteur tous lesautres gnomons de l’Europe ensemble, a été donnée par leP. Ximenez , mathématicien du grand duc de Toscane, dansun ouvrage intitulé : ÌJel vecchio e nuoyo Gnomone l'ioren-tmo , ( Fi renze f t ir-j°. ) où il en fait l’histoire avec celledes diverses observations faites par son moyen en divers temps.On y voit aussi les procédés qu’il a suivis pour sa restauration,Tome 1. Aaaa