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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Fart. III. Liv. III.

servir d’introduction à cette histoire pendant ce siècleV. Progrès de lAlgèbre durant le seizième siècle en Italie.Découverte de la solution des équations du troisième degrépar Tartalea , et histoire singulière de cette découverte.Démêlés qu’a ce Mathématicien avec Cardan sur ce sujet.Inventions diverses de Cardan. IL considère les racinesnégatives et positives. Ferrari , son disciple , trouve lasolution des équations du quatrième degré ; sa méthode.Ce qjie Bombeîli ajoute à. ces découvertes , entr’autres saméthode pour le cas irréductible. Erreurs multipliées deIVallis sur tous ces sujets. VI. Découvertes purement ana-' lytiques de M. Viète : ses diverses règles pour la réso-lution et la préparation des équations : ses remarquessur la composition de leurs coëfjiciens , germe assezdéveloppé des inventions de Descartes et d’Harriot :sa méthode pour la résolution des équations de tous lesdegrés. Il reconnoît la loi de la formation des puissances.Nouvelles qrreurs et injustices de IVallis à l’égard deViète. VII. Suites des découvertes de Viète dans L’analysemixte. Il applique le premier VAlgèbre à la Géométrie. Sesconstructions des équations du troisième degré. Ses remarquessur les sections angulaires : il donne la première suite infiniepour exprimer la grandeur du cercle. VIII. Courte énumé-ration aes autres Analystes de ce siècle.

I.

T it.s semences de mathématiques jetées, durant le quinzièmesiècle , par Régiomontanus , Lucas Paccioli, et quelques autres ,ooramcncèrent, dès les premières années du seizième, à pro-mettre une ample moisson. Nous devons remarquer ici lesdeux circonstances particulières qui contribuèrent à produirecette heureuse révolution dans les esprits. L’une est la con-noissance de la langue Grecque, seule dépositaire des solidesprincipes des sciences et des découvertes des anciens, maispresqu’entièrement ignorée jusqu’alors dans l’Occident. La dé-cadence de l’erupire Grec , et la prise de Constantinople, arri-vée l’an i453, sont presque l’époque de nos lumières à cetégard ; une foule de savans fuyant les malheurs de leur patriedésolée, se retirèrent en Italie, et y portèrent leur langueet les précieux originaux de l’antiquité. Ils n’eurent pas plutôtfait connoître cette langue et les richesses qu’elle renfermoit,que l’on s’attacha de toutes parts à l’étudier. II y eut déjadans le quinzième siècle des hommes qui s’illustrèrent par