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lenr savoir dans ce genre; mais ce lut sur-tcut au commen-cement, et durant le cours du seizième, que cette étude fitdes progrès marques. On puisa alors dans les sources puresde l’antiquité, et Ion fut bientôt en possession dune grandepartie des ouvrages Grecs par les traductions qu’on en fit.Ce fut aussi au commencement du seizième siècle, que Tim-primerie, surmontant heureusement les difficultés qui accom-pagnent toutes les inventions naissantes, commença à se ré-pandre universellement. A cette époque les livres instructifs , soitoriginaux, soit traductions de ceux des anciens, devinrentplus communs; enfin par une suite nécessaire de ces circons-tances réunies, ou vit se former dans tous les genres un grandnoinbre d’hommes qui travaillèrent à publier les travaux desanciens, quelques-uns à perfectionner ce qu’ils nous a voienttransmis.
II est vrai que le nombre des premiers, je veux dire deceux qui se bornèrent à travailler sur le fond des anciens, estle plus considérable. On peut dire que l’esprit général du sei-zième siècle ne fut pas celui d’invention ; ce suroît néanmoinsêtre peu équitable, que de ne pas reconnoître qu’on y vitquelques génies heureux qui surent se frayer des routes par-ticulières. Ce fut le siècle des Copernic, des Ticho , etc. ;l’analyse y prit des forces par'les soins de divers géomètres,entr’autres de M. Viète ; on y vit même quelques géomètresoriginaux et profonds. D’ailleurs on fit à-peu-près alors cequ’on devoit attendre de la marche ordinaire de l’esprit hu-main. 11 falloit commencer à faire en quelque sorte l’inven-taire des connoissances qu’on tenoit des anciens ; il falloit sefamiliariser avec elles , avant que de songer à en acquérir denouvelles.
La matière abondante que nous présente le reste de cettehistoire, nous oblige d’adopter un plan un peu différent decelui qu’on a suivi jusqu ici. Dans les parties précédentes decet ouvrage , on a exposé les découvertes des principaux mathé-maticiens dans chaque genre, en suivant Tordre de leurs temps,plutôt que celui des matières. Comme ils ne se succéderontque de loin en loin, nous pouvions suivre cet arrangement;mais leur nombre se multipliant désormais, en nous confor-mant davantage à ce plan , nous ne pourrions éviter une extrêmeconfusion. Nous commencerons donc par les mathématiquespures, telles que Tarithmétique, la géométrie, T algèbre oul’analyse algébrique. Ce sera L’objet principal de ce livre. De-lànous passerons aux autres branches des mathématiques appeléesmixtes, dont nous exposerons successivement les principaux
traits,