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Tome premier.
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celui qui décrit la ligne courbe , lorsqu’ils coïncident «ucontact, ont la même direction; il n’y a donc point d’angleentre l’urie et l'autre à ce point Mais il n’en est pas ainsi dedeux lignes droites qui s’entrecoupent. Les deux points décri *vans , arrivés en même-temps au point d’intersection , ont desdirections différentes , et quelque peu différentes qu’elles soient,elles forment un angle. Je n’ignore pas que Menton démontrequ’il y a des angles de contingence infiniment plus petits ouplus grands les uns que les autres , et néanmoins tous moin-dres que le plus petit angle rectiligne. Mais cela n’est rienmoins qu’inconciliable avec ce qu’on vient de dire. La dé-monstration de Mouton prouve seulement qu’il y a des cour-bes , où le changement de direction du point décrivant se faitpar des gradations infiniment plus lentes que dans d’autres.Mais on ne peut se former une idée de cette variation decourbure, que lorsqu’on a parfaitement entendu la méthode desfluxions de Mouton.

Jean Fernel, Pierre Mondoré , Gosselin de G’ahors , Vinet,l’orcadol , Jean Pena ou de la Pêne , Harnus, furent aussi deshommes qui servirent utilement en France les mathématiques.

Jean Fernel, avant de se livrer uniquement à la médecineoù il se fit un grand nom, avoit beaucoup cultivé les ma-thématiques, et même avec un attachement que les exhortationsde son beau-père ct la raison eurent peine à surmonter. Ona de lui un livre de pure mathématique , intitulé : De Propor-tionìbus Libn II ( Paris. 1628. f.) , et deux ouvrages astrono-miques; l’un intitulé Monalospherìon , espèce d’analemrne , etl’autre Cosmotheoria. Mais ce qui le rend principalement re-commendahle, c'es t sa mesure d'un degré terrestre du méridien,qui , par un heureux hasard, car il faut dire la vérité , appro-che singulièrement de la véritable.

Je me borne à nommer ici Mondoré, Gosselin, Forcadel,Vinet , Pena, dont nous avons eu ou dont nous aurons ailleursoccasion de dire quelques mots, pour parler du fameux Ra-mus, qui mérite ici une mention distinguée à cause de sonzèle pour les mathématiques. Doué d’un esprit plus juste quela plupart de ses contemporains , il sentit que la philosophiedes écoles n’étoit qu’un vain cliquetis de mots. II voulut laréformer; et pour y parvenir, il tenta de donner aux mathé-matiques une plus grande part dans les études scolastiques ,et plus d’iníluence sur les autres parties de la philosophie. 11osa enfin attaquer de front Aristote , et peut-être le fit - iiavec trop peu de ménagement. Mais le temps d’abattre, oudu moins de réduire à son juste degré de vénération, cetteancienne idole des écoles, n’étoit pas encore venu. Cette

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