DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Lit. III. 581
blime que ne le comportoit son temps. Car, outre un abrègedes sections coniques qu’il composa, il possédoit tres-bien 1 a-nalyse ancienne, et il en donna un -essai ingénieux dans unenouvelleet
Dioclès et Dionysidorc . ^ ^
une sphère par un j,lan en raison donnée. La solution deWerner a, à la vérité, le défaut ordinaire à celles des An-ciens, savoir , d'employer deux sections coniques , tandis qu’uneseule avec un cercle est su 1 lisante. Mais ce défaut est bien par-donnable à un géomètre du commencement du seizième siè-cle. Werner avoit entrepris de rétablir un des traités analyti-ques d 'Apollonius, savoir celui de sectione ratìonìs, On lereconnu! t facilement k ce titre de son écrit : Tracta tus Ana-lytìcus , Euclidis Datorum pedisequus (2). C’est en effet im-médiatement après les Données d ' Euclide , que vient le traitéci, - dessus d’Apollonius , dans rémunération que fait l’ap-pas des ouvrages analytiques des Anciens. La trigonométrieet les autres parties des mathématiques durent aussi à Wernerdivers ouvrages, de sorte qu’on peut dire qu’il ne fut pas unde ceux qui contribuèrent le moins efficacement à en répan-dre le goût. Comme il savoit bien la langue grecque , il avoittraduit de cette langue en allemand les Elémens d’Euclidc.Mais son manuscrit n’eut pas les honneurs de l’impression.II étoit né en 1468, et mourut en 1628.
Les autres géomètres Allemands dont je vais parler, n’eu-rent pas pour objet, une théorie si sublime. L’astronomie , enquelque sorte naturalisée en Allemagne par la succession desPurbach, des Régiomontanus, des Walther, des Copernic, etc.tourna les vues de la plupart du côté des recherches utiles àcette science. Werner, dont nous venons de parler, avoitécrit cinq livres sur les triangles, mais qui n'ont pas été pu-bliés. L’ouvrage de Régiomontanus sur le même sujet, ayantété mis au jour en iSó’ò , et ne restant en quelque sorte plusrien à faire en ce qui concerne la théorie de la trigonomé-trie , divers astronomes géomètres se proposèrent pour objetla perfection des tables. George Joachim ffiheticus entrepritd’en calculer de nouvelles plus exactes que toutes celles qu’onavoit encore. Pour cela il supposa le sinus total exprime parl’unité suivie de quinze zéro , et sur ce fondement il calcula
(0 Comm. in Dionysid. pwblema, (2) Doppclmayer , de Math. No-cutn libello de Elementis conicis et rimb.aliis multis, 1522, in-4 0 , Norimb.