622 HISTOIRE
jet de plusieurs articles , il est nécessaire que nous fassionsconnoître plusieurs astronomes, qui s’acquirent de la réputa-tion au commencement de ce siècle. Les Annales de Gastro-nomie citent avec éloge André Stiborius , Jean Stabius",l’un et l’autre professeurs de mathématiques dans l’universitéde Vienne, et sur tout Jean Werner. Les écrits des deux pre-miers n’ont jamais vu le jour: c’est pourquoi nous avons peude chose à en dire. Nous remarquerons seulement qu’il paroítpar les titres de ces écrits que quelques Ecrivains nous ontconservés , que ces deux Astronomes furent des premiers créa-teurs de notre gnomonique moderne. Quant à Werner ,dont on a déjà parlé comme d’un habile géomètre , ce futaussi un astronome de grande réputation , et qui marcha deprès sur les traces de Purbach et de Régiornontanus. don prin-cipal ouvrage est celui qui porte pour titre, de Motu oc~tavae spherae, ou sur le mouvement propre des fixes. II y re-jette sur de solides raisons les chimériques idées des Astro-nomes Arabes et de ceux du roi Alphonse, sur la rétrogradationoul’inégalité du mouvement des íixes. II se trompe néanmoins unpeu en faisant ce mouvement d’un degré en 86 ans : il est ,comme on sait, plus rapide, c’est-à-dire, d’environun degré en 66ans. Soit hasard , soit industrie, personne n’aplus approché de lavérité, qu’il le fit en fixant Tobliquité de l’ócliptique à 2.3°. 28'.11 écrivit sur divers sujets astronomiques ou uttenans à Gas-tronomie , comme la géographie , etc.
Parmi les Astronomes que produisit le commencement de ccsiècle, il en est encore plusieurs, dont on doit faire mention.Tels furent Augustin Ricci, Italien, auteur d’un traité : deMotu octavae spherae , où il discute et désapprouve les idées desAlphonsins sur le mouvement des fixes ; Albert Pighius qui avoitété maître de mathématique de Paul III : il est auteur d’un livreintitulé : de dEquinoctiorum et Solstit. inventione ; de rationspaschati.s cef.ebrati.onis et restìtuùone calendarii. Jean Stoei’íleron Stoefflerin, se lit , vers le commencement de ce siècle , unecélébrité par !a publication de ses éphémérides, commencées dès1499, et continuées jusqu’au de là de i 55 o. II fit beaucoup depeur à toute l’Allemagne, par sa prédiction d’un grand délugequi devoit avoir lieu en 1624 , par Gef'i’et de la conjonction destrois planètes supérieures dans les Poissons, prédiction qui futappuyée par Jean Wirdungus. Les bateaux en renchérirentdans ce pays ; mais à la honte de l’astrologie et des astrolo-gues, jamais armée ne fut plus sèche. II convient cependantd’ajouter qu’il y eut de bons esprits qui combattirent cette fo-lie par de solides raisonnemens , tels qu’Augustin Niplnis ,Corneille Scepper, G. Tanstetter, etc. Mais le temps n’étoit pas