DES MATHÉMATIQUES. Part. M. Liv. IV. <U3encore arrivé, oùl’esprit humain devoit secouer cette pitoyableerreur. Jean Schoener et André Schoener son íils , se rendirentutiles à l’astronomie par la publication de grand nombre d’ou-vrages astronomiques de Régiomontanus et de Walther,quiavoientresté dans l’obscurité, et par nombre d'autres ouvrages instructifsdont ils furent auteurs ou éditeurs. Pierre Apianus tenta de rcr.drcles calculs astronomiques plus faciles , a u moyen de certainesopérations mécaniques, qui se fàisoient par des cercles de pa-
F iers ou de cartons, tournáns les uns dans les autres. C’étoitobjet de son ouvrage intitulé : AEqualoriurn astronomìcum,( Noriinb. i53o ). Mais cette invention , quoiqu ingénieuse ,n’a pas fait fortune en astronomie, et Koplcr déplore quelquepart, avec raison, le temps qu’y perdirent ceux qui s’en oc-cupèrent. Au surplus , si le travail d’Apianus lut à cet égardfort inutile à l'astronomie, il ne lui fnt pas inutile à liù-même.Car Charles V en fut si enchanté, q u'il le créa chevalier, etce qui étoit encore plus solide, il lui fit présent de dooo écusd’or. La seconde partie de V Astronomicon Caesareum , a étéplus utile; car elle contient des observations d’Apianus, snr-toutcelles qu’il fit des comètes de i53i , r332 , i533, i538, 1539;celles de 7332 ont été utiles pour conjecturer le retour dela fameuse comète de 1708 , reconnue aujourd'hui pour la mêmeque celle de r 332 , 1607 , 1682. On a aussi de lui des obser-vations d éclipsés , et une cosmographie qui a eu long temps dela réputation. II méditoit divers autres ouvrages lorsqu’il mou-rut en i 352. II laissa un íils nommé Philippe Apianus, qui futaussi astronome, et dont le seul écrit que nous connoissions,est une lettre au Landgrave de Hesse, sur la fameuse étoilequi parut tout-à-coup dans Cassiopée , crt i5j2.
Vers le même temps, c’est-à-dire, vers l’an i5z5, Jean Fer-nel , qui devint dans la suite une des lumières de ia médecine,cultivoit les mathématiques, et snr-tout l’astronomie. On. a delui deux ouvrages de ce genre, i’un intitulé : Monaìospherium,(Paris. i5u8. in f. ) ou ii explique les usages d’une espèced'astrolabe de son invention, pour représenter les raouvcmerisdu premier mobile , et résoudre les problèmes qui en dépen-dent ; l’autre intitulé : Cosmotheorìa , ( ihid. 1628, in f. ) estune explication de la théorie des corps célestes ; mais il s’estrendu snr-tout recommandable par la mesure de la terre qn'ilexécuta en i3z5, et où il ne s’éloigna pas beaucoup de la vé-rité. On. en parlera ailleurs avec retendue qu’elle mérite.
En Italie l’astronomie étoit cultivée vers la même époquepar Lucas Gauricus , Cardan, Maurolicus de Messine, Fracas-tor , etc. Le premier, quoiqu’évêque de Civita Vecchia , nelaissa pas d’être tellement entiché d’astrologie judiciaire, que