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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. IV. 629

leva presque subitement le 24 mai i 54 - 3 , peu de jours aprèsqu’on lui eut envoyé de Nuremberg le premier exemplaire deson ouvrage. II avoit alors 71. ans et quelques mois. 11 lut en-terré dans la cathédrale de Warmie, sans pompe et sans épi-taphe mais sa réputation plus durable que les monumens demarbre et de bronze , vivra tant qu’il y aura des philosophes,et que quelque affreuse révolution ne replongera pas l’esprithumain dans son ancienne ignorance. Le portrait cíe cet hommecélèbre s’étant retrouvé, le docteur Wolf, astronome et mé-decin de Dantzic, en envoya en 1777 une copie fidèle à lasociété royale de Londres, qui lui a donné la place qu’il mé-ritoit parmi ceux des hommes mémorables dans les fastes dessciences , qui décorent son lieu d’asseinblées. On peut voir dansles transactions philosophiques de Tannée 1777 * l es titres quiconstatent Tauthenticité de ce portrait de Copernic. La vie en linde cet homme célèbre a été écrite fort au long par Gassendi,qui la publia en i 654 , à la suite de celle de Tycho-Brahé , etavec celles de Régiomontanus et de Purbach.

I V.

L’hypothèsc de Copernic et la manière dont elle explique lesphénomènes célestes sont si connues, qu’il paroîtra peut - êtreinutile d’en rendre compte ici. Je l’ai d’abord pensé : maisensuite il m’a semblé que cette exposition entroit nécessaire-ment dans le plan d une histoire raisonnée de l’astronomie. Cemotif m’a déterminé à ne point supprimer ce morceau. Quoi-que superflu pour ceux qui sont versés dans cette science, il peutavoir son utilité pour quelques lecteurs à qui elle est moinsfamilière.

Les premiers phénomènes qui doivent s’attirer notre atten-tion , et dont il s’agit de rendre raison dans le système de Co-pernic, sont ceux qui concernent le globe que nous habitons,comme Tin égalité périodique des jours et des nuits, et la va-riété des saisons, occasionnée par le transport apparent du so-leil d’un tropique à l’autre. On doit encore remarquer que Taxede la terre paroît répondre constamment au même point duciel , du moins dans le cours d’un petit nombre de révolutions ;de là Timmobilité apparente de ces points , qui paroissent êtreles extrémités d’un axe autour duquel tourne toute la machinecéleste.

Pour rendre raison de'ces effets , imaginons un plan qui re-présente l’écliptique , et qu’on décrive sur ce pian un cercle aucentre duqnel soit le soleil. Il est inutile ici d'avoir égard à laforme elliptique de l’orbite de la terre. La circonférence de cecercle étant divisée en douze parties égales, qui seront les douze