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sur un grand lac, et examinons ce qui arrivera lorsque de cebateau on en considérera un autre allant dans la même di-rection entre celui-ci et le rivage. Se meuvent-iìs tous les deuxavec une égale vitesse, et dans des directions parallèles? alorscelui qui est le plus proche du rivage, paroît sans mouvementau spectateur placé dans l'autre, et si ce rivage étoit à unetrès-grande distance , ce bateau paroîtroit au spectateur dontnous parlons, répondre pendant assez long-temps à un mêmeobjet. C’est ainsi qu’une des planètes supérieures est station-naire à l’égard du spectateur terrestre , c’est-à-dire, lui sembles’arrêter : cette planète est le bateau le plus proche du rivage;la sphère des fixes à laquelle nous rapportons tous les mou-vemens célestes, est ce rivage, mais infiniment éloigné ; cequi fait que lorsque la terre et cette planète marchent avecune vitesse égale vers le même côté, celle-ci paroît répondrependant tout ce temps au même point du ciel, et elle est sta-tion naire. Mais reprenant notre comparaison , que ie bateau leplus voisin du rivage aille le moins vite , le spectateur placésur l’autre, le verra rétrograder, et lui cacher successivementle long du bord, des objets vers le côté opposé à celui oùil va. Lorsqu’au contraire le premier ira le plus vite, il pa-roîtra avancer dans sa véritable route , il sera direct. Si l’onsupposoit que le plus éloigné du bord se mût dans un senscontraire, le plus voisin paroîtroit encore direct. Tout ceciest l’image de ce qui arrive aux planètes supérieures à l’égardde la terre. Lorsque celle-ci les surpasse en vitesse dans lamême direction , elles sont rétrogrades : elles deviennent di-rectes quand la terre reste en arrière, ou qu’elle passe dansla partie de son orbite où elle a une direction opposée. Ainsiles stations et les rétrogradations des planètes supérieures seferont vers les oppositions, elles seront directes dans tout lereste de leur cours, et c’est ce que l’observation justifie ; unexemple achevera de rendre sensible cette explication.
Que Tare A F (Jzg- 8 ) représente une portion de la sphèredes fixes , où le spectateur terrestre projette le mouvementde Jupiter, et que a m soit une partie de l’orbite de cetteplanète, savoir celle qu’elle parcourt durant un an, ou pen-dant que la terre fait une révolution entière autour du soleil ;que l’orbite de la terre soit divisée en douze portions égalespar les points i , 2 , 3, etc. et qu’on en fasse autant de Tarea m , ces portions de l’orbite de la terre et de l’arc a m ,seront à peu- près les espaces correspondans que parcourentles deux planètes dans le même temps. Lorsque Jupiter ap-proche de son opposition , que la terre parcoure le petit arc5,6, pendant que Jupiter parcourt le semblable dans son