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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Paivt. III. Liv. IV. 65 iaujourd’hui démontrée, sans que néanmoins il en résulte riende défavorable à Neper. Si nous en croyons Becker ( l ), Byrgeeut aussi l’heureuse idée d’appliquer le pendule à la mesuredu temps. Becker dit le tenir d’un mathématicien de sélecteurde Mayence, qui le lui avoit dit en 1678 : mais il y a troploin de Byrge à ce premier témoin de sa découverte, et nousconnoissons trop peu quel degré de croyance nous lui devons,pour dépouiller Galilée et Huygens de l’honneur de cette ingé-nieuse et utile invention.

Michel Moestlin mérite ici une place à plusieurs titres. C’esten quelque sorte à lui que l’astronomie doit le célèbre Keplerjcar ce furent ses exhortations qui le déterminèrent à se livrerà cette science, dans un temps où il balançoit entre elle etune autre carrière plus propre à satisfaire son ambition. Mœstlina eu quelques idées heureuses en astronomie-physique : on luidoit d’abord savoir gré d’avoir été un zélé partisan du systèmede Copernic, dans un siècle où cette sublime vérité en avoitencore si peu. Il est sur tout mémorable pour avoir donné lavraie raison de la lumière obscure qu’on apperçoit sur le disquede la lune peu de jours avant et après la conjonction. Ce phé-nomène étoit depuis long-temps une énigme sur laquelle lesplus habiles physiciens astronomes n’avoient encore avancé quede fausses conjectures. En effet les anciens croyoient que cettelumière íoiblc de la lune lui étoit propre : il étoit, suivanteux, fort raisonnable de penser qu’un corps céleste ne fût pasentièrement destitué d une perfection aussi essentielle que celled’être lumineux , et la plstpart des modernes avoient embrassécette opinion. L’illustre Tyeho i’avoit rejetée, mais ce n’avoitété que pour lui en substituer une autre aussi peu juste. IIavoit conjecturé que cette lumière étoit occasionnée par l’éclatde Vénus , qui éclairoit l’hémisphère obscur de la lune.Avec un peu d’attention , il est facile de voir que cela estimpossible; Vénus est toujours trop élevée, à l’égard de lalune, pour pouvoir jamais éclairer l’hémisphère tourné ducôté de la terre vers les conjonctions.

Mœstlin trouva enfin la solution de ce problème- II enseignaque cette lumière étoit produite par l’éclat que la terre, alorsdans son plein à l’égard de la lune , jetoit sur elle , et cetteexplication une fois proposée a eu aussitôt f assentiment una-nime des astronomes; car tel est souvent l’eífet d’une expli-cation juste. Semblable à une lumière tout-à-coup découverte,elle saisit tous les esprits, et ne permet plus aucun doute.Destitué de commodités pour observer, Moestlin étoit ingénieux

(l) Phys, subi. ed. 1738 , p. 489-

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