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Tome premier.
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653
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. IV. 653pour reparoître en Italie. II semble , au reste , que la plûpartde ces victimes , comme Vanini , Brunus , Morin, ayent voulupar leur hardiesse à braver les gouvernemens et les tribunaux,les forcer de sévir contre elles.

VII.

L’histoire de l'astronomie nous présente deux époques mémo-rables durant le cours du seizième siècle. L’une est celle deCopernic, l’autre celle de Tycho Brahé , à laquelle nous tou-chons. Copernic doué de cette force d’esprit nécessaire poursecouer le joug du préjugé, sut démêler le vrai arrangementde 1 Univers, et il jeta par-là les fondemens de la solide astro-nomie. Tycho-Brahé ne contribua pas moins à l'avancernentde cette science. Plus assidu et plus exact observateur que Coper-nic, il perfectionna en divers points la théorie particulière desplanètes, et entr’autres celle de la lune. 11 lira la pratique del’astronomie de l’état d’ihiperfection qui étoit depuis si long-temps un obstacle aux progrès de la théorie. II commença àdessiller les yeux sur la nature des cieux, et la place que lescomètes occupent dans l’Univers. Les nombreuses observationsqu'il transmit à la postérité, servirent en lin à perfectionnerdans les détails le système dont Copernic n’avoit en quelquesorte tracé que le plan général. Telles sont les obligations deì’astronoinie envers Tycho-Brahé. Nous nous occuperons deces objets divers avec l’étendue qu'ils méritent ; mais commela vie d’un homme aussi célèbre ne peut qu’être intéressante,nous commencerons par en rapporter les principaux traits.

Tycho-Brahé naquit en i5qé à Knud-strup en Scaníe, quiétoit un château appartenant dès long temps à la maison deBrahé, déja illustre ert Danemarck , et qui y subsiste encoreaujourd’hui avec éclat. Je pas-e les traits peu intéressans deses études de belles- lettres et de philosophie. Son génie pourl’astronomie commença à se développer à la vue d’une éclipsede soleil , qui arriva en i56o. Tycho avoit à peine quatorzeans; et dans cet âge où l’on réfléchit si peu, il fut tellementfrappé de la justesse du calcul qui annonçoit le phénomène,qu’il n'eut point de repos q u'il ne se fût mi,s en possession desprincipes de ces sortes de prédictions En ió6a il quitta Copen-hague , et alla étudier en droit à Leipsick. La contrainte oùle tenoit son gouverneur, qui s’opposoit à son goût pour l’as-tronomie, ne servit qu’à l’enfiammer davantage. Ne pouvantse procurer ouvertement des livres de cette science, et les étu-àêr, il -y etnployoit l'argent que les jeunes gens de son âgeet de son état dépensent pour leur plaisir, et il sacrifioit à

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