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Tome premier.
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677
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Lrv. IV. 677côté le cycle de Meton ne ramène pas précisément les nou-velles lunes au même point de Tannée Julienne ; car 19 annéesde cette espèce excèdent les 235 lunaisons de la période d’uneheure et environ 32 / ; ce qui fait un jour en 3i2 ans et demi.De là vient qu’après 025 ans, les nouvelles lunes précédoientdé j a de deux jours celles qu’annonçoit le calendrier, et Ter-reur allant toujours en croissant, après 12 5 o ans à compter duconcile de Nicée, c’est-à-dire peu après le milieu du seizièmesiècle , elle fut de quatre jours. Sans la correction qui se litalors, les âges suivans auroient eu la pleine lune, quand lecalendrier auroit indiqué la nouvelle ; les rigueurs de Thi-ver se seroient fait sentir au mois de juillet, et les plusgrandes chaleurs au mois de janvier.

On n’avoit pas attendu le milieu du seizième siècle pours’appercevoir de ces défauts. Le fameux Bède, qui vivoit versTan 700, les avoit remarqués, et principalement l’anticipationdes équinoxes qui arrivoient dé j a trois jours plutôt qu’il nefalloit. Cinq siècles écoulés depuis Bède jusqu’à Jean de Sacro-Bosco et Roger Bacon , rendirent ces défauts encore plus sen-sibles; le premier écrivit sur ce sujet dans son livre de Anniratio ne t et Bacon donna un projet de réformation, sous letitre de Reformatione Calendarii , qu’il envoya au pape, etqui a resté manuscrit. Deux compatriotes de Bacon ( 1 ) ertfont des éloges extraordinaires, et peu s’en faut qu’iis nedisent que Lilius et Clavius lui doivent le plan entier de laréformation exécutée en 1082. Mais il y a sans doute de l’exagé-ration dans cet éloge , et nous attendrons pour le confirmerque ce traité soit public. Nous savons seulement que Baconeût désiré qu’en faisant la suppression de jours, nécessairepour détruire l’effet de l’anticipation des équinoxes et dessolstices, on les eût placés aux 25 es . des mois de mars, juin,septembre et décembre. C’étoient effectivement les places qu’ilsoccupoient au commencement de l’ère chrétienne, et il n’eûtpas été mal de remettre les choses précisément au même étatoù elles étoient à cette mémorable époque.

Le projet de réformer le calendrier, fut renouvelé dans lecours du quinzième siècle, par deux hommes célèbres ; l’unest Pierre d’Ailli, qui présenta sur ce sujet au concile deConstance, des projets et des mémoires qui firent mettre lamatière en délibération. L’autre est le cardinal de Cusa, quien fit autant au concile de Latran. Ces représentations sem-blent avoir enfin déterminé le pape Sixte IV , à entreprendrecet ouvrage en i 4 j 4 - Ea réputation de Regiomontanus lui fit

(1) Voy. Prés. ad opus ma j us.