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Tome premier.
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683
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. IV. 68 3les ouvrages considérables qui, malgré les soins et l’iiabiletéde ceux qui les ont conduits, ne laissent pas d’éprouver descritiques. Ce n'est pas que le nouveau calendrier soit en tière-rnent exempt de défauts; mais l’on remarque dans la plupartde ses contradicteurs, plus de précipitation que de justesse.Moestlin , astronome habile , mais protestant, et par cette rai-son peu favorable à tout ce qui émanoit de la cour de Home,s’éleva le premier contre le calendrier Grégorien en i 583 ,dans une dissertation allemande ; et il réitéra ses attaques eni 586 , par une autre écrite en latin , et intitulée : Alterumexamen novi calendarii Greg. etc. Clavius lui a répondu so-lidement en i 588 .

Le fameux Joseph Scaliger ne censura pas avec moins d’ar-deur le nouveau calendrier. Mais on reconnoît dans l’examenqu'il en lit , des effets de sa précipitation ordinaire. Le ca-lendrier qu’il prétendoit substituer au Grégorien , n’est préci-sément que celui de Lilius, que Grégoire avoit communiquéà tous les princes catholiques , et que Scaliger avoit mal en-tendu. C’est pourquoi Clavius le réfuta avec avantage , et cefut le sujet d’nne vive altercation entre Pun et l’autre. Le cé-lèbre M. Viète fut aussi un des adversaires du calendrier Gré-gorien , et il accusa Clavius d’avoir gâté le plan de Lilius. Hy a quelque chose de vrai dans cette accusation , comme onle verra ; mais M. Viète ne touchoit pas les vrais défauts, etceux qu’il prétendoit y relever , n’ont point la réalité qu’illeur donnoit. 11 se trompa, sur tout dans le calendrier qu’iladressa en 1600 au pape Clément VII, prétendant qu’il répon-doit mieux à toutes les conditions énoncées dans la bulle deGrégoire XIII , et que par cette raison c’étoit le sien qui étoitvéritablement le Calendrier Grégorien. Nous le dirons avecregret pour la mémoire de cet homme illustre ; cet ouvrage n’estaucunement digne de lui, et son calendrier, qu’il vante commesi supérieur à celui de Clavius , contient plusieurs absurdités.Telles sont celles de faire quelquefois les lunaisons de 27 ou28 jours seulement, d’autrefois de 82; de ne donner aucun ca-ractère de nouvelle lune à certains jours de Tannée , quoiquepar Tanticipation de la lune il n’y ait point de jour dans lasuite des siècles, où il ne doive arriver une nouvelle lune. AusíiClavius lui répondit-il avec force et solidité dans son traité surle Calendrier Grégorien. II eut raison de ne faire aucune ré-ponse à l’aigre plainte que la chaleur de la querelle inspira àViète, et je ne sais à quoi ont songe les éditeurs des ouvragesde cet homme célèbre , de transmettre à la postérité une pa-reili® pièce; car il étoit bien facile de voir qu’il avoit tort etdans le fond et daus la fotuie. Le dernier auteur de réputa-

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