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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Pakt. III. Lit. V. 6 97

Mais pourquoi le soleil éclipsé présente-t il dans la chambreobscure la figure d’un croissant, quelle que soit l’ouverture ?L’explication est la même que celle qu’on vient de donner.Si on a une figure quelconque sur un plan, et que de chacundes points de son contour on décrive une suite d’autres liguressemblables, et semblablement posées, celle qui en résultera,approchera d’autant plus de chacune d'elles , qu’elies serontplus grandes. Si ce sont des triangles, la ligure totale sera un.triangle j si ce sont des croissans, la figure qui en naîtra,ressemblera à un croissant. II n’est pas nécessaire d’en diredavantage : le lecteur intelligent achevera l’explication , quiest facile après cette remarque, lvepler a résolu ce problèmed’une autie manière également juste, et qu’on peut voir dansson Astronomiae pars optica , seu Varalipomena in. VitelLionisOpticam.

Maurolicus, il faut l’avouer, ne fut pas aussi avancé dansl’explication de la vision, qu’il m’a paru autrefois, et que jel’ai dit dans la première édition de cet ouvrage; car il fait ducristallin l’organe principal de cette faculté', celui qui trans-met au nerf optique les espèces des objets, sans cependantreconnoître l’usage de la rétine qui n en est que l’expansion.On ne peut disconvenir que tout ce qu’il dit pour concilier laforme lenticulaire du cristallin avec la destination qu’il luidonne, n’a aucune solidité. Cependant on le volt reconnoîtrela cause des vues presbytes et myopes, et expliquer commentles unes sont aidées par des verres convexes, et les autres pardes concaves. Il touchoit enfin de fort près à la découvertedes petites images qui se peignent dans le fond de l’œil ,et l’on ne conçoit guère comment cette découverte lui échappa,quand on le voit, dans un autre endroit de sou ouvrage , expli-quer la formation de l’image que répercute un miroir con-cave, par la réunion des rayons partis de chaque pointa del’objet dans autant d’autres points du plan opposé au miroir.II lut arrêté, à ce qu’il semble, par la difficulté d’allier lerenversement de limage au fond de l’œil, avec la situationdroite dans laquelle nous voyons les objets. Mais on en seramoins surpris, quand on saura que Kepler faillit aussi man-quer sa découverte, par rembarras où le jeta la même dif-ficulté. fJ

L’explication de l’iris ou arc-en-ciel fut encore un desobjets de l’ouvrage de Maurolicus. Il en mesura le demi dia-

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Tome I. T 111