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Tome premier.
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6 9 8 HISTOIRE

et y circuler par plusieurs réfactions, selon les côtes d’un octo-gone; il n’y voyoit que quatre couleurs, l’orangé ( crocus) leverd , le bleu et le pourpre . . . mais il est inutile d'en dire davan-tage, parce que c’esttme explication tout-à-f ait manquée. Mau-rolicus croyoit enfin avoir trouvé la vraie loi de la réfraction ,en faisant la réfraction elle-raême proportionnelle à l’angle d’in-clinaison. Elle étoit, suivant lui, les | de cette inclinaison enpassant de l’air dans le verre; ce qui est faux, hors quelquescas particuliers.

Nous remarquerons cependant encore ici une chose fort sin-gulière, au sujet de Maurolicus. C’est qu’il remarqua la courbeque forme l’intersection continue des rayons rompus par unesphère diaphane, courbe à laquelle on a donné depuis le nomde caustique. C’est à la fin clu livre II de ses Diaphanorum ,Libri II; il y observe que les rayons rompus par une semblablesphère , ne concourent pas au même point, comme il l’a dé-montré précédemment; mais que les plus éloignés de Taxeconcourant avec lui plus près de la sphère, chacun d’eux coupele plus voisin du centre; ensorte qu’il en résulte une espècede cône de lumière , dont le côté est formé par tous ces con-cours , à quoi il ajoute que ce côté du cône n’est pas droit,mais courbe, et que son sommet est le terme de tous ces con-cours.

Peu de temps après Maurolicus , on voit le fameux Jean-Baptiste Porta, toucher encore de bien près à l’explication duphénomène de la vision, faire un pas qui semhloit ne pou-voir lalui laisser échapper , et cependant la manquerencore ; j’aidit le fameux Porta, car il fut auteur de quantité d’ouvrages quilui donnèrent de la célébrité, entr’autres de celui de la Magianaturalis, livre rempli do prétendues observations compilées ,pour la plûpart, avec plus de crédulité que de jugement. Dansle chapitre 17 de ce livre, Porta parle de la chambre obscure ;et après avoir dit que sans autre préparation qu’une ouverturepratiquée à la fenêtre d’une chambre obscurcie , on verra SÔpeindre au-dedans les.objets extérieurs avec leurs couleurs natu-relles : il ajoute, « mais je vais dévoiler un secret, dont j’ai» toujours fait mystère avec raison. Si vous adaptez unen lentille convexe p l’ouverture , vous verrez les objets beau-» coup plus distinctement, et au point de pouvoir reconnoîtrtì» les traits de ceux qui se promèneront au dehors, comme si» vous les voyiez de près ».

Qui ne diroit ; ipte Porta alloit etre en possession de la vraieexplication de la vision, qu’il alloit comparer le cristallin àcette lentille, la rétine qui tapisse le fond de l’ocil à la murailleopposée au trou de la chambre obscure ? Rien cependant d«