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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. V. 70Straire, étoient ceux qui sortoient par une partie de la goutte ,plus éloignée du fond , et les autres couleurs étoient sui-vant l’opiníon alors reçue , uniquement formées du mélangedes trois premières.

Marc-Antoine de Dominis remarquoit ensuite que tous lesrayons qui donnent une môme couleur , sortant d’un endroitsemblablement situé à l’égard du fond de la goutte, centrale-inent oppose an soleil, ils doivent former avec l’axe tiré dusoleil par l’oeil du spectateur des angles égaux. De là vient queles bandes de couleurs paroissent circulaires. Mais les rayonsrouges sortant, dit-il, de la partie la plus voisine du fond dela goûte, ils doivent faire avec cet axe un angle plus grand,c’est pourquoi ils paroîtront les plus élevés , et la bande rougesera l’extérieure. Après elle viendront les bandes jaunes, vertes,bleues, par une raison semblable. De Dominis confirmoit sonexplication par l’exemple d’une boule de verre pleine d’eauqui, exposée au soleil, et regardée de la manière convenable ,présente les mêmes couleurs , et dans le même ordre, à mesurequ’on la hausse ou qu'on la baisse.

Mais tout cela, nous le répéterons ici, est expliqué d’unemanière si obscure et si embrouillée ; enfin , la plus grandepartie du livre de De-Dominis, présente tant d’ignorance enoptique , qu’on ne peut trop s’étonner que le premier essaid’explication d’un’ des plus beaux phénomènes de la nature ,ait été réservé à un physicien de cette classe. En effet on levoit dans un endroit de son ouvrage, faire du cristallin l'or-gane immédiat de la vue, et nier la réfraction des rayonsdans les humeurs de l’oeil, par ce que, dit.il , si cela étoit, lavue seroit continuellement dans l’erreur. II entreprend inemede le prouver. Ce qu’il dit sur les défauts de la vue, tant chez.les vieillards que les jeunes gens, sur les moyens dont on yremédie, et sur l’effet des télescopes est tout aussi pitoyable.Enfin la manière dont il expose la marche des ravons solairesentrant dans une goutte d’eau, et en sortant, donneroit lieude douter qu’il ait reconnu la seconde réfraction qu’ils éprouventà leur sortie.

On doit donc se borner à reconnoître que Marc-Antoine deDominis entrevit le vrai fondement de l’explieation de l’Irisintérieure. Mais en lui accordant même d’avoir reconnu lesdeux réfractions , et la réflection, qui sont nécessaires pour laproduire , on seroit encore dans l’erreur si l’on pensoit qu’ilen eût donné l'explication complette. II y a encore diversesobservations à faire pour en rendre parfaitement raison. C’estce que lit dans la suite Descartes, en examinant de plus près