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la route clés petits laisceaux de lumière qui pénètrent la goutte,et sur tout en déterminant quel étoit celui qui avoit seul lesconditions nécessaires pour pouvoir porter à l’œil du specta-teur une impression sensible. On doit dire enfin que cetteexplication n’a reçu sa dernière perfection que de la décou-verte dé la différente réfrangibilité de la lumière. Sans elle,quelque peine q u'ai t pris Descartes pour expliquer les cou-leurs de l’iris, elle ne présenteroit qu’un arc brillîtnt, et uni-formément coloré , d’environ un deini-degré de largeur.
Mais si Marc-Antoine de Dominis a fait un pas vers l’expli-cation de l’arc en ciel intérieur, il s’en faut beaucoup qu’ilmérite le même éloge pour son explication de l’aro - en - cielextérieur. 11 manque ici tout-à-fait le vrai chemin. 11 ne soup-çonna pas un mot de la double réflection que souffre dansla goutte le rayon solaire produisant la seconde iris. Descartesest incontestablement le premier qui en ait fait la découverte ;et Neuton qui , après lui avoir attribué dans ses Lectìonesopticae , les deux explications, se borne dans son Optique,à lui faire honneur d’avoir rectifié la seconde, avoit été induiten erreur. Nous osons inviter ceux qui en douteroient à lirel’ouvrage du prélat Italien ; et s’ils ne peuvent le faire à causede la rareté de cet ouvrage , ils peuvent recourir aux notesdu P- Boscovich, sur le charmant poème De Inde , du P.Noceti son confrère. Ils y verront le savant Jésuite , qui n’étoitni François, ni Anglois, prendre la défense de Descartes contreses détracteurs, et montrer clairement, par le développementde l’explication que de Dominis donne de l’arc-enciel extérieur ,qu’il ne soupçonna jamais la vraie , qu’il erra tnême ou nedit que des choses vagues et insignifiantes sur plusieurs pointsde l’intérieur. Enfin le P. Bosco vich porte sur la physique, quirègne en général dans cet ouvrage , un jugement tout au moinsaussi sévère que le mien ; puisqu’il le termine par appelerDe-Dominis , hominem opticarurn rerum , supra id quod eapateretur tintas , imperitissimum.
Je ne sais donc ce qui a pu engager M. le professeur Klugelà prendre, dans sa savante traduction de Y Histoire de L’Optiquede M. Priestley, la défense d 'Antonio de Dominis contre luiet moi, et à ni’accuser d’une partialité trop grande envers Des-cartes , qui est, dit-il, mon héros ou mon idole.-Oui, sansdoute, Descartes est mon héros où il doit l’être. Je l’ai vengé,je crois, victorieusement contre la partialité injuste de Wallisqui, dans son Histoire de VAlgèbre y après avoir dissimulétout ce qui étoit dû à Cardan, à Ferrari, à Bombelli, à Viète,etc., pour en revêtir Harriot, son idole à lui-même, traite
Descarte*