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Tome premier.
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710
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710 HISTOIRE

Perspective , où U n’est le plus souvent question que d’objetsterminés par des lignes perpendiculaires, ou parallèles à l’ho-rizon. En partant de ce principe , on voit que le concoursapparent do toutes les lignes perpendiculaires au plan du tableaudans le point principal, n’est que celui où le tableau est ren-contré par la perpendiculaire tirée de l’œil. De même les lignesinclinées au plan du tableau de ^5° , concourront dans unpoint de l’iiorizontale, où elle sera rencontrée par la lignetirée de l’œil à angles de ^5°. Toutes les parallèles entr’elles,inclinées de 3o° au plan du tableau, auront des apparencesqui concourront au point, où la ligne , menée à angles de 3o°,le rencontrera , et il en sera de même des autres. Ainsi ilétoit aisé de résoudre non-seulement de 9.5 manières diffé-rentes, comme fait Ubaldi, mais d’une infinité, le problèmegénéral et fondamental de toute la Perspective ; savoir, dedéterminer l’apparence d’un point quelconque donné. Au reste,l’ouvrage de Guido Ubaldi a le défaut ordinaire de ceux deson temps ; ce qu’on y trouve exposé en une multitude depropositions , pouvoit souvent être dit avec plus de netteté enpeu de pages.

Parini les mathématiciens Allemands , plusieurs écrivirentdans ce siècle sur la Perspective, 11 suffira néanmoins de lesnommer ici. Tels furent Aug. Hirschvogel, en r6^3; HenriLauterbach, en 1564 5 Leinker et L. Storck, en i56j , et sur-tout Venzel-Iamitzer, en i568. Mais, en général, ces auteursRattachèrent davantage à des exemples curieux par leur dif-ficulté , comme à représenter sous toutes sortes de positions lescorps réguliers, ou d’autres de configurations singulières, qu’àla théorie et à une pratique utile.

Pour n’être pas obligé de revenir sur ce sujet, qui, dansl’ordre des difficultés mathématiques, ne tient pas un rang fortrelevé , nous allons faire passer rapidement en revue les prin-cipaux ouvrages de ce genre , auxquels les deux derniers sièclesont donné naissance, et qui méritent, à quelque titre particu-lier, qu’il en soit fait mention. On a fait cas autrefois de laPerspective avec la raison des ombres , par Salomon deCaux (Lond. et Francs. 1612, in-Jol.); d e»la Perspective , con-tenant la théorie et la pratique , de Samuel Marolois (la Haye,161.4, in-fol . ); de Y Institution en la Perspective de H. Hon-dius (la Haye, 1626 ) ; de celle du P. Dubreuil, en 3 volumesin- 4°. remplis de -figures , et publiée sous le nom anonyme d’unjésuite, (Paris, 1642 et 1664) ; de celle d’Alleaume (Paris,i644 1 ùi-40.). Les deux livres sur la Perspective d ’AndréAlberti, dans le premier desquels il enseigne à pratiquer la

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