DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. V. 711
Perspective géométriquement et arithmétiquement ( 1 )_, sontremarquables par cette singularité. J’ignore la date de l’édi-tion originale. La Perspective de Desargues , habile géomètreet ami de Descartes, eût été sans doute un bon ouvrage, s’iln avoit pas confié le soin de digérer et exposer ses idées augraveur Bosse, qui en a fait un chef d’oeuvre de barbarie dansle langage, et de plate prolixité dans la méthode. II n’en estpas ainsi de la Perspective du P. Deschales qui se trouvedans son Cursus ou Mundus Math. (Lugd. 1670, ìbid. 1691,in-fol. ). Elle est recommandable, ainsi que ses autres ouvrages,par une extrême clarté.
Je pourrois encore citer la Perspectiva prattica de PietroAccolti (Flor. 162.5, info/..') ; celle de Bernardo Contino (Yen.1645, in-fol.); la Perspective curieuse du P. Niceron , minime(Paris, j 63 a, in-fol. ) ; la Perspective affranchie de Vem-barras du point de vue , par le P. Bourgoing, jésuite (Paris,1661 , in-fol.). Le frère Pozzo, peintre, jésuite, termineracette notice des auteurs de Perspective du dix-septième siècle.On a de lui sa Perspectivapictorurn et architcctorum , ouvragelatin et italien, cfont le premier volume parut à Rome eni 6 ifò, in-fol., et le second en 1700. II est sur-tout recom-mandable pour les artistes et pour les Curieux:, par la quan-tité de belles planches qui le décorent. Le P. Pozzo y traitebeaucoup de la Perspective des plafonds. Mais il a beau faire;il n y a pas moyen d’einpêcher que l’architecture, mise ainsien perspective, n’ait l’air de crouler sur le spectateur.
Le siècle actuel a aussi produit un grand nombre d’ouvragessur cette partie des mathématiques. On a du P. Lami , del’Oratoire , une petite Perspective, sous le titre de 'Traité dePerspective, où sont contenus les fondemens de la peinture(Paris , 1701, in-8°.) ; mais elle est plus faite pour les peintres,et plus relative au coloris , que propre aux géomètres. Ceux-ci seront plus satisfaits de ¥ Essai de Perspective (Amst. ,1711 , in-8°. ), ouvrage de la première jeunesse du savantS gravesande, et où il règne une manière nouvelle d’en-visager son objet. M. Brook Taylor a aussi traité la Pers-pective d’une manière neuve , dans l’ouvrage intitulé : LinearPerspective , etc. (Lond., 1716, in-8°.), qui parut de nou-veau, en 1719 et 1749» avec beaucoup d’augmentations sousle titre de New principles of linear Perspective , etc. Cet
(1) Andreae Alberti duo libri\príor“ c P ers pectiva cum ct praeter arith-weticam inventa ; posterior de timbra
ad eam pertinente , Norimb. 1671,in-fol. antea G.crrnanicc , ibicì.