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?4 HISTOIRE
de ce savant jésuite. II étoit né à Bruges, en 1 584 5 ^ professasuccessivement les mathématiques à Rome , à Prague et danssa patrie. 11 étoit à Prague lors de la prise de cette ville parles Suédois , et il saillit à périr par un effet de son zèle ardentà porter , jusques sur le champ de bataille , des secours spiri-tuels aux soldats mourans ; il y fut lui-même grièvement blessé,et perdit, au sac de cette ville , tous ses manuscrits. 11 mouruten 1667.
Nous ne devons pas quitter la Flandre sans faire encoremention d’un géomètre de réputation, qui y vivoit dans lemôme temps , savoir, le P. Tacquet, jésuite. Ce mathématicientâcha aussi de reculer les bornes de la géométrie , par son livreintitulé : Cylindricorurn eî annularìum , libri IV* ( Antuerp .i 65 i, in- 4 °. ) Eorumdem , liber' V. ( ibid. i 65 q , in- 4 °. ) L’objetde ce livre est de mesurer la surface et la solidité de diverscorps qui se forment en coupant un cylindre de diverses manièrespar un plan , et celles des différons solides de circonvolution ,formés par un cercle tournant autour d’un axe donné. II yexamine aussi divers solides, formés par la révolution desegmens de sections coniques. Mais , il faut en convenir , il yrègne une affectation tout à fait superflue à démontrer ceschoses dans le style rigoureux de la géométrie ancienne ; etmême tout ce que démontre le P. Tacquet, ne présentoit guèrede difficulté, après ce qu’avoient démontré Guldin , Cavalierset Grégoire de St.-Vincent. On a, au resté, du P. Tacquet,divers ouvrages élémentaires, recommandables par leur clarté;et ses divers écrits ont été rassemblés en un volume in-folio ,qui parut en 1669 , à Anvers, sous le titre de : Andreae Tacquet,S. J. opéra matkematìca.
<■ Ge fut vers ce temps que débuta , dans la géométrie , le cé-lèbre Huygens. Ce nom seul dispense d’un éloge auprès de ceuxà qui les découvertes les plus curieuses de l’astronomie et dela mécanique sont connues.il naquit en 1629, et dès farinéei() 5 i il se signala en combattant la quadrature du P. de 8t.-Vincent. La même année , il publia ses Theoremata de circuliet hyp. qnad. , où il démontre , d'une manière neuve , laliaison entre la quadrature des sections coniques et l'inventionde leurs centres de gravité. Il perfectionna ensuite ce queSneHius avoit enseigné sur les approximations du cercle , et ilpublia, en i 654 , ses découvertes sur ce sujet, dans fouvrageintitulé : De circuli magnìtudine inventa. Mais quoique cesouvrages, et le dernier surtout, ayent bien leur mérite , onpeut dire que ce ne sont que des essais de la jeunesse de Huygens.On le vit bientôt après prendre un essor plus élevé : enìóo' 7 , il trouva, la dimension des surfaces courbes des conoides