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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part, IV. Lit. I. 91son maître ; ce qu’il íit avec succès mr un grand nombred'ouvrages qu’il publia dans l’intervalle des années i 658 et1662. ils concernent tous des sujets de la géométrie sublime,comme les aires et les centres de gravité des sections coniques;les solides tortues de différentes manières , par la rotation deleurs segrriens ; les sections coniques et les spirales des ordressupérieurs, &c. Nous avons parcouru divers de ces ouvrages,qui nous ont paru dignes d’nn très-habile géomètre , quoiquece ne soit plus aujourd'hui qu’un jeu pour nos calculs. De Angeliseut le bon esprit de montrer la foibles.se d’nne des plus fortespreuves que Riccioli opposoit au sentiment de Copernic. Sonordre ayant été supprimé en 1668 , il vécut depuis en parti-culier ; il professa les mathématiques à Padoue , où il vi’voitencore vers la lin du siècle dernier.

Michel Ange Ricci fut un de ceux qui cultivèrent en Italiela géométrie supérietue avec le plus de succès. Nous n’avonscependant\le lui qu’un petit écrit, sous le titre de E.r.ercìtatiogeometrica de maxìmis et. ìnìnunìx , qu’il publia à Rome en1666 , et que la société rovaíe de Londres jugea assez intéressantpour en procurer une sec unie édition , qui est à la suite de laLogarithmotechnia de Mwrcator. L’objet de cette dissertationest de déterminer les maxima et minima , et les tangentes descouibes, par des considérations tirées de la géométrie pure, etindépendamment du calcul algébrique ; ce qu'il exécute avecune élégance particulière , sur une hyperbole d'un genre su-périeur , à laquelle il adapte sa mérho le. li promettoit , dansson épître dédicatoire à'I’abbé Gradi, beaucoup d’autres chosesqui lui auroient peut être lait un grand nom en géométrie, sila pourpre romaine ne l’eût envié k cette science ; il íit les plusgrands efforts pour décliner cet honneur, l’objet des voeux ardensde tant d’autres ; mais il fut contraint d’obéir, et ses occupationsne lui laissèrent plus alors le temps de cultiver la géométrie.Nous dirons ici, en passant, que Ricci donne de grands elogesà l’abbé Gradi , et lui parle comme à un homme qui avoit lui-même pénétré dans les profondeurs géométriques. On n’a toute-fois rien de lui dans ce genre » mais seulement un ouvragepublié en 1680, sous le titre de Stephani Gradii opuseufa lV,dont le principal est une analyse de l'effet du gouvernail surun vaisseau.

L’italie nous offre encore plusieurs géomètres distingués dansPaul Caravagio ; Milanois ; Marchetti ; Borelli ; Mengoli. Jene connois que les titres de quelques ouvrages du premier ;ils semblent indiquer une capacité supérieure à celle de la classecommune des géomètres. Marchetti se íit un nom en géométrie,par son ouvrage De resistentiu solidorum ; je dis en géométrie,

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