Band 
Tome second.
Seite
92
JPEG-Download
 

9 s HISTOIRE

quoique cet ouvrage appartienne à la mécanique ; car l’Iiypo-thèse de Galilée sur celle résistance étant adoptée une fois ,tout le reste n’est plus que de la géométrie pure, et qui n’estmême pas bien diflicile. Nous observerons néanmoins , queM. Nelli , dans un ouvrage sur l'histuíre littéraire de Florence,( Saggio su/l’ historia letteraria , &c. ) jette de furieux soup-çons sur cette capacité géomé’rique de Marchetti , et prétendque l'ouvrage en question étoit de Borelli , qui, brouillé avec"Viviani , voulut par là lui susciter un rival en talent géomé-trique. Mais en admettant même que cè petit traité , ainsi qu’unautre sur la solution de quelques problèmes de géométrie, pro-posés par un géomètre de Leyde, fussent de Marchetti (i), iln’y auroit pas de comparaison à faire entre lui et Viviani.

Quoique la réputation de J. A!ph. Borelli repose principale-ment Siir son traité de motu anirnaîiuni, qui est vraiment unouvrage de génie, il n'en mérite guères moins par ses talens engéométrie. On lui doit en ce genre , principalement la resti-tution dn troiièrne des quatre derniers livres des sections co-niques d’Apollonius, qu'd déchiffra , aidé d'Abraham Ecclul-lensis , d'après une traduction, ou plutôt une paraphrase arabe.Son F.uc/ides restitutus , ses Apollonii elementa conica , etArclániedis opéra breviori methodo demonstrata ( Visis . i 65 fi,ia 4°. ) , sont des ouvrages remarquables par leur brièveté etleur perspicuité. II étoit né en 1608 , et fut , pendantplusieurs années, professeur de mathématiques à l’univer-sité de Pise. Mais d’un caractère inquiet et difficile , il eutdes mécontenteinens réels ou imaginaires, et passa à Messine,où il se trouva lors de la rébellion de cette ville contre le roid’Espagne ; il y prit plus de part qu’il ne convenoit à un savant,et s’y montra de telle sorte , que les Espagnols étant rentrésdans Messine , la géométrie eût couru quelque risque d êtredéshonorée en sa personne, s’il n’avoit à temps pris la fuite:il se retira à Rome, où il trouva u u a île dans la maison desreligieux des Ecoies-pies, qui fournirent à sa subsistance jusqu'àsa mort , qui arriva en iéyq. II sera aussi question de lui dansl’histoire de l’astronomie et de la mécanique.

Je n'ai que quelques mots à dire de Mengoli, professeur demathématiques à Bologne. Si l’on en juge par les titres de sesdivers ouvrages , il tâcha de servir la géométrie dans ce qu’ellea de plus difficile et relevé. II y a même peut - être dans sesouvrages des choses neuves ; mais il semble avoir voulu s en-velopper dans .un langage particulier à lui. Son nom a resté dansl’oubli, et il l’a mérité.

( 1 ) Solutio prohlematurn à quodam geomòtra Le id en si propos ito ru m ,