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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. II. n3séjour de la Hollande. Ce fut là qu’il publia la plupart de sesouvrages. Si l’on n’y trouve pas toujours la vérité, on ne peut

Î t tnéconnoître le génie , et ce qui le caractérise , cette nobleiberté qui fait profession de ne rien admettre qui ne soitexaminé sans préjugés, et d’après de solides principes. C’estsurtout par là que Descartes a contribué à l'avancernent de laphilosophie. Galilée et Bacon avoient commencé à affranchirl’esprit humain, mais c’est le philosophe françois qui a achevéde lui rendre la liberté , et qui a hâté la révolution. Descartesmourut, comme tout le monde sait ' en 1660 , à la cour dela reine Christine , qui l’avoit engagé de venir auprès d’elle ,aíin de pouvoir jouir de ses entretiens. Dix-sept ans après soncorps fut apporté en Fiance , et déposé dans l’église de Sainte-Geneviève , où on lui dressa un monument consistant en sonbuste en bas-relief, avec une inscription peut-être trop pom-peuse aujourd’hui , vu la grande révolution qu’a éprouvé saphilosophie.

C’est en effet de la géométrie que Descartes tire aujourd’huila partie la plus solide et la moins contestée de sa gloire ; etc’est celui de ces ouvrages qui la concerne qui doit seul nousoccuper ici : les autres (1) trouveront leur place ailleurs. LaGéométrie de Descartes parut en 1607, et elle est le troisièmedes Traités qui suivent sa méthode, comme des exemples qu’ila voulu en donner dans ces trois principaux genres , la Phy-sique , les Mathématiques mixtes et la Géométrie pure. On nedoit pas y chercher le mérite de l’ordre et des développemens ;ce sont les idées d’un homme de génie qui ne suit pas la marchedes esprits ordinaires , et qui content de dévoiler les principes ,laisse aux lecteurs le soin d'en faire l’application, et d’en tirerles conséquences.

Descartes commence sa Géométrie par donner la solutiond’une difficulté que s’étoient faite les anciens et les modernesconcernant les puissances au-dessus du cube. Qu’est ce qu'unquarré q narré , ou le produit de quatre lignes , deinandoient-ils ,puisqu’il ne peut y avoir d’étendue composée de plus de troisdimensions ? Pappus recourt aux raisons composées , ce quiest prolixe et embrouillé. M. Descartes montre plus clairement

(1) Ces autres ouvrages sont sa Mé-canique, sa D iop trique , et ses Principes ,ou l’exposition de son système de l’Uni-vers. Nous ne dirons rien de ses écritspurement physiques ou métaphysiques,1 énumération en seroit longue , et n’estpas de notre objet. On a outre cela troisvolumes (í/r-4. 0 . ) de lettres de Descartes,

lomé II.

ou de diverses personnes avec qui il étoiten relation. Elles contiennent plusieurschoses concernant la géométrie et les ma-thématiques. On trouve enfin dans sesOpéra posthuma, publiés en 1701, quelquesmorceaux peu importans de géométrie oud’analyse.

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