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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. TE 117dans le produit tout ce qu’on observe sur les coeííiciens deséquations. Il n’y avoit donc qu’un pas à faire pour être enpossession de la découverte dont nous parlons , et ce pas neparoîtra pas trop grand pour Descartes , à ceux qui ont uneidée convenable du génie de cet homme célèbre, génie tel quece qui coûtoit bien des méditations aux autres géomètres deson temps , n'étoit pour lui qu’un jeu , comme le prouventplusieurs de ses lettres.

Admettons néanmoins, ce qui peut être, que Descartes aitvu l’ouvrage d’Harriot, publié six ans avant sa Géométrie , etqu il en ait emprunté cette théorie des équations , doit-on pourcela le traiter de plagiaire P Nous ne le croyons point, ou il estpeu de géomètres qui pussent échapper à cette qualilication. SiDescartes , intitulant un livre de la nature des Equations , yeût refondu les découvertes d’Harriot sans rien dire de leurauteur , il la mériterait ; mais il a toujours été permis à unécrivain d’employer quelques idées étrangères , lorsqu’ellesservent à préparer ses découvertes propres, ou à jetter du joursur elles , et surtout lorsqu’on y ajoute aussi considérablementque Descartes l a fait à celles cl’Harriot.

Mais s’il falloit adopter le principe rigoureux de Wallis , oùen seroit-il réduit lui même, et celui qu’il élève avec tant dechaleur ? Harriot a -1 - il fait quelque part l’aveu de ce qu’ildevoit à Viète , qui l’avoit précédé dans une grande partie dece qu’il enseigne sur la préparation des équations ; sur la ré-duction des équations cubiques aux formules de Cardan , surla résolution de celles du quatrième degré par le moyen d’uneéquation cubique ; sur la composition des termes dans leséquations qui n’ont que des racines positives , &c. Venonsmaintenant à Wallis : ne se donne-t-il pas lui-même pour in-venteur d’une méthode par laquelle il prétend avoir résolu lecas irréductible ; méthode enseignée depuis près de quatre-vingts ans par Bombelli. Nous pourrions aussi remarquer queles deux règles des tangentes qu’il a données en 1672 , ne sont,,lune que celle de M. de Fermât, publiée en 1644 par Hérigonedans son Cours de mathématiques, et l’autre celle de M. deRoberval, connue en Fiance dès Tannée i 636 , et qui se trouved’ailleurs dans les OEuvres de Tòrricelli, publiées en 1644. D’unautre côté , s’il accuse Descartes avec tant d'affectation , des’être trompé dans sa règle pour discerner les racines positivespour les négatives , ne nous donne-t-il pas le droit de le traiteravec la même rigueur. Car indépendamment de l’errcur ci-dessus,il en commet une autte dans la construction qu’il enseignepour les équations cubiques , où il emploie une parabole dutroisième degré avec une ligne droite ; ce qui est une faute et