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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. II. 149homme tumuìtuarìne, k cause de la hâte avec laquelle il lestravailla , rendent cette édition précieuse ; il 11’en iaut pourgarant que le nom de cet illustre géomètre.

Outre le commentaire de Schooten sur la géométrie deDescartes, on a de lui un ouvrage estimable intitulé : exercita-tiones rnathematìcae ( 1646 ìn - 4°. ) ; quelques-unes d’entreelles concernent des objets dignes d’áttention , comme celleoù il restitue , à !a vérité dans le style algébrique , les loca planad’Appollonius. On doit aussi Paire cas de son traité de organìcasectìonurn conicarum. dcscriptìone , publié en i6q6 , où ilenseigne diverses manières de décrire les sections coniques parun mouvement continu.

Parmi ceux qui adoptèrent des premiers et qui cultivèrentl’analyse de Descartes, on remarque particulièrement Jean deWitt. Ce politique célèbre, qui périt, ainsi que tout le mondesait , victime d’une insurrection populaire , suscitée par lamaison d’Orange , s’étoit adonné à la géométrie , avant dedevenir homme d’état et grand persionaire ( ministre ) de larépublique d’Plollande. Schooten nous a conservé un monumentde ses travaux en ce genre , savoir : son traité intitulé, Elementacurvaruni ; il comprend deux livres, dans le premiers desquelsde Witt traite la théorie des sections coniques d’une manièrequi lui est propre et fort ingénieuse. II conçoit ces courbesdécrites par l’intersection continuelle d’un des côtés d’un anglemobile avec une ligne droite , qui se meut parallèlement àelle-même ; et il en déduit, avec beaucoup d’élégance, tontesleurs propriétés. Le second livre a pour objet la constructiondes lieux géométriques, qu’il développe davantage que Descartes,et pour lesquels il donne des formules particulières ; on anéanmoins encore simplifié cette théorie depuis ce temps. DeWitt,à la tête des affaires de sa patrie, et au milieu des orages quilui coûtèrent la vie , n’eut plus lo temps de se livrer à desrecherches géométriques purement curieuses ; ruais , doué del’esprit mathématique, il le tourna du côté des objets utiles jet nous le trouvons à Ja tête de ceux qui ont examiné la pro-babilité de la vie humaine et le prix des rentes viagères. Sesréflexions sur ce problème d’éconotnie politique , donnèrentlieu à un nouvel arrangement à cet égard dans la république,et il publia sur ce sujet un petit écrit en Hollandois, dont l’objetétoit d’en montrer l’équité à ses compatriotes. M. Leibnitz ,dont nous tenons ceci (1), eut fort désiré voir cet écrit; maisd n’a pu y parvenir.

Hudde est encore un de ces hommes que l’étude des mathé-

(1) Coma. philos, t. II, p. 219.