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matiques rie détourna pas des affaires, et qui, après avoir services sciences par des découvertes, servit aussi sa patrie dansdes places distinguées. II est cité fréquemment dans le com-mentaire de Schooten , qui rapporte de lui diverses inventions ,essais de sa jeunesse ; il s’adonna ensuite particulièrement àl’analyse des équations , et 11 lit sur ce sujet nombre deremarques utiles. Il se proposoit de donner un ouvrage où ileut traité cette matière à fond et avec étendue ; mais sesoccupations ne le lui permettant plus, il s’est contenté d’en laisservoir Je jour à deux fragmens que Schooten publia en i, 65 q ,sous le titre de Jo. Huddeniì, de reductìone equatìonum etde max unis et minirnìs , epist. u. Le premier de ces écritsnous offre diverses règles utiles pour discerner si une équation,soit littérale, soit numérique, est réductible ou non ; c’est-à-diresi elle est le produit de deux autres d’un degré inférieur , etpour trouver dans ce cas ses .facteurs. Cet écrit et le suivant ,sont encore recotnmandables par l’invention particulière deHudde , pour déterminer la tangente des courbes et leursmaxima et minima ; comme nous devons rapporter, dans unarticle particulier, les progrès de cette méthode, nous différonsjusques là d’en rendre compte. On a enfin de lui une règleinfiniment ingénieuse , et faite pour déterminer si dans uneéquation il y a des racines égales, et pour trouver ces racines ;elle en a retenu son nom.
Nous ne connoissons qu’une petite partie des inventionsanalytiques de Hudde ; livré une fois aux affaires , devenubourg-mestre d’Amsterdain, il ne lui fut plus possible de mettredans ses papiers Tordre et la liaison nécessaires pour lesdonner au public. Leibriitz qui, passant par Amsterdam, le.visita , nous assure que ces papiers reriferrnoient quantitéd’excellentes choses (i); il ajoute que la méthode des tangentesde M- de Slnse lui étoit connue depuis long-temps , et mêmequ’il en avoit une meilleure et plus étendue. 11 avoit aussi trouvé,suivant Leibnitz , la quadrature de Thyperbole , que Mercatorpublia en 1667. Nous lisons enfin dans une lettre de Leibnitz. (2),que Hudde étoit en possession de ce beau problème de géo-métrie , savoir de faire passer une courbe par tant de pointsqn’on voudra, c’est-à-dire d’en déterminer l’équation ; sur quoiHudde lui avoit dit, sans doute, en plaisantant , qu’il pour-roit déterminer Téquation d’une courbe qui représenteroit lestraits d’un homme connu. II avoit encore écrit sur les rentesviagères et sur la probabilité de la vie humaine. Leibnitz désiroit
(1) Commercium epistolicum de ana- (2) Ib id. p, 92,lysi promota. p. 87 , édit. in- 4°.